09/03/2010

Autriche

Abus sexuels présumés dans deux institutions religieuses.

 

Des cas d'abus sexuels présumés dans deux institutions religieuses autrichiennes, dans les années 1970 et 1980, ont été révélés mardi par la presse selon laquelle l'actuel père supérieur de l'abbaye St-Pierre de Salzbourg a reconnu être impliqué dans l'une des affaires et proposé sa démission.
 
Le père supérieur a reconnu avoir abusé à une reprise d'un jeune Autrichien, âgé aujourd'hui de 53 ans, a indiqué la radio publique Ö1. Fin 2009, le religieux avait proposé dans un courrier à la victime 5.000 euros en échange de son silence, les faits étant juridiquement prescrits, souligne Ö1.
 
Interrogé par la radio, l'archevêque de Salzbourg (nord) Alois Kothgasser a affirmé qu'il s'agissait de "dommages et intérêts". "Nous voulions en établir avec la victime le montant", a-t-il indiqué.
 
Cette victime a aussi affirmé avoir été maltraitée sexuellement pendant six ans par deux anciens religieux de l'abbaye bénédictine. Ces deux hommes, dont un est décédé depuis, ont été arrêtés en 2005 pour abus sexuels sur mineurs au Maroc, selon le parquet de Salzbourg. L'un d'eux a été condamné en Autriche pour ces faits.
 
Au Vorarlberg (ouest), le quotidien local Vorarlberger Nachrichten a révélé mardi un autre cas d'abus sexuel dans un internat religieux de Bregenz, remontant aux années 1980. Le religieux, auteur présumé des faits, avait ensuite été envoyé dans une autre institution au Tyrol (ouest) et aucune plainte n'avait été déposée, a indiqué au journal l'abbé Anselm van der Linde, en charge depuis un an du cloître cistercien de Mehrerau dont dépend l'internat. (belga)

16:22 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pedophilie, pretre |  Facebook |

17/12/2009

Irlande... Et de un !

Abus sexuels en Irlande: Le pape a accepté la démission d'un évêque.

(17.12.09)

Donal Murray est accusé d'avoir dissimulé les agissements de prêtres qui ont abusé de centaines d'enfants pendant plusieurs décennies


VATICAN Le pape Benoît XVI a accepté jeudi la démission de l'évêque irlandais de Limerick (ouest), Donal Murray, accusé d'avoir dissimulé les agissements de prêtres qui ont abusé de centaines d'enfants pendant plusieurs décennies dans la région de Dublin.

Dès l'annonce de la décision, Donal Murray a présenté ses "humbles excuses à tous ceux qui ont été abusés quand ils étaient petits".

"Je sais très bien que ma démission ne peut pas annuler la douleur subie par ceux qui ont survécu aux abus et continuent à souffrir aujourd'hui", a-t-il reconnu dans un communiqué.

Il a expliqué avoir "demandé au Saint-Père de l'autoriser à démissionner parce qu'il pensait que sa présence créerait des difficultés pour certaines victimes, qui doivent occuper la première place dans nos pensées et nos prières".

Le Bulletin du Vatican annonçant cette démission ne donne aucune précision sur ses motifs, mais cette décision était attendue depuis une rencontre, le 11 décembre, entre le pape et le primat de l'Eglise irlandaise, le cardinal Sean Brady, à propos du scandale de pédophilie impliquant des prêtres en Irlande.

Le pape avait alors présenté des excuses au nom de l'Eglise, qualifiant ces agissements de "crimes abominables".

"Le pape partage l'indignation, (le sentiment de) trahison et la honte ressentis par de nombreux fidèles en Irlande" face à des "crimes abominables", avait indiqué le Vatican.

Donal Murray, 69 ans, ordonné prêtre en 1966, était évêque de Limerick (ouest) depuis février 1996, mais il avait été auparavant, de 1982 à 1996, évêque auxiliaire de Dublin, là où des abus sexuels ont été commis sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies.

Ces abus, couverts par l'Eglise d'Irlande, ont été révélés par le rapport Murphy, publié fin novembre par le ministère irlandais de la Justice après trois ans d'enquête.

Le 26 novembre, Donal Murray avait déjà présenté ses excuses et demandé pardon aux enfants victimes de ces abus: "Je m'excuse sincèrement et je leur demande humblement pardon", avait-il écrit dans un communiqué.

"Si une de mes actions ou au contraire l'absence d'action de ma part a pu
contribuer à la souffrance d'enfants victimes d'abus, je le regrette vraiment beaucoup", avait-il ajouté. "Je n'ai jamais délibérément ou consciemment cherché à dissimuler ou retenir des informations", s'était-il défendu.

"Ainsi que le note le rapport (Murphy), il y a eu des occasions pour lesquelles la répartition des rôles et des responsabilités n'était pas claire, ou alors il m'est arrivé de ne pas avoir toutes les informations concernant des affaires dans lesquelles il m'était demandé d'intervenir", avait-il expliqué.

Sans parler directement de démissions, l'archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, qui avait participé à la réunion du pape et du primat, avait déclaré à des journalistes que l'Eglise irlandaise "se dirigeait vers une réorganisation très importante".

Selon la presse irlandaise, outre Mgr Murray, plusieurs évêques mis en cause dans ce scandale retentissant seraient sur le point d'annoncer leur démission.

 

© La Dernière Heure 2009

http://www.dhnet.be/infos/monde/article/293142/abus-sexue...

 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2009 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Limerick (Irlande), présentée par Mgr.Donal Brendan Murray en conformité au canon 401,2 du CIC.
RE/./MURRAY VIS 091217 (40)

http://212.77.1.245/news_services/press/vis/dinamiche/d5_...

Can. 401 § 2. L'Évêque diocésain qui, pour une raison de santé ou pour toute autre cause grave, ne pourrait plus remplir convenablement son office, est instamment prié de présenter la renonciation à cet office.

http://www.vatican.va/archive/FRA0037/__P1C.HTM

19:04 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eglise, pedophilie, pape, pretre |  Facebook |

16/12/2009

Procès pénal du prêtre 04/2001 à 02/2004

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© La Meuse 13.02.2003

    

 

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 © La Meuse 15.01.2004

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 © L'avenir du Luxembourg 15.01.2004

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 © La Meuse 12.02.2004

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 © L'avenir du Luxembourg 13.02.2004

Prêtre inquiété de pédophilie

(05/12/2006)

Le prêtre, acquitté au pénal grâce à la prescription, doit répondre de ses actes de viol au civil

ARLON Un prêtre accusé de viol et d'attentat à la pudeur sur un enfant de choeur, avait été acquitté en 2004 par le tribunal correctionnel d'Arlon.

L'homme d'Eglise avait reconnu les préventions. Mais un arrêt de la Cour de cassation intervenu pendant les débats à Arlon avait dit les faits prescrits. Deux ans plus tard, l'abbé, qui avait promis de réparer ses actes au civil, n'a toujours pas réagi. Il est cité ce jeudi devant le tribunal civil d'Arlon par la partie civile défendue par Me Chomé. Près de vingt ans après les premiers faits, le prêtre qui officie toujours en province de Luxembourg, doit répondre une nouvelle fois de ses actes et permettre peut-être à la victime de tourner la page.

"Les faits se sont déroulés entre 1987 et 1991 alors que j'étais enfant de choeur à Aubange. J'étais alors âgé de 14 ans lorsque tout a commencé , explique Joël Devillet, la victime. J'ai ensuite passé trois années au séminaire à Namur. Là, je me suis immédiatement confié lors d'une première confession. L'évêché m'a promis une aide psychologique et une brillante carrière au sein de l'évêché contre mon silence. J'attends toujours mais je n'espère plus rien."

Le prêtre est aujourd'hui éducateur pour... des ados !

Dégoûté par ces méthodes, Joël Devillet a quitté la province de Luxembourg et la vie religieuse pour devenir aide soignant.

Le prêtre quant à lui n'a pas été sanctionné." Le jour où j'ai déposé ma première plainte, l'abbé a obtenu son C4 de l'évêché , précise Joël Devillet. Cela signifie qu'il n'est plus rémunéré par l'Eglise. Mais il occupe toujours le presbytère. Il dit toujours la messe et est engagé et rémunéré par la Région wallonne en qualité d'éducateur dans un centre qui s'occupe de jeunes adultes en difficulté."

Par le biais de ce procès civil, la victime espère trouver les réponses à ses questions et empêcher que ce genre de fait ne recommence.

"Si un seul enfant a pu être sauvé de ses griffes grâce à mes plaintes, alors j'ai atteint mon but" , conclut la victime.

 



L.B.

© La Dernière Heure 2006

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/161611/pre...

 

Le prêtre est poursuivi au civil                                   Date: 24/01/2007

Acquitté par prescription pour des attouchements, le curé comparaît au pénal 20 ans après les faits

ARLON En 2004, le tribunal correctionnel prononce la prescription des faits. Des attentats à la pudeur commis dans le Luxembourg, entre 1987 et 1991 par un prêtre sur Joël Devillet. Le prêtre avait reconnu les attouchements sur l'enfant de choeur alors âgé de 14 ans. Hier, l'affaire est revenue devant le tribunal pour l'aspect civil. L'essentiel des débats s'est joué sur la prescription. Chaque partie y allant de son interprétation de la loi. Quant aux faits, Me Bastyns, conseil de Joël Devillet, reste sur une mauvaise impression. "Celle que du côté du prêtre, il n'y a aucune remise en question. Car il se demande toujours ce qu'il a fait. Il dit que mon client insistait pour venir chez lui et se mettre sur ses genoux. Il reconnaît les viols mais seulement lorsque mon client est majeur."

Du côté de la défense, on estime que Joël Devillet n'a jamais été contraint dans les actes commis. "Quand le prêtre a été muté dans le Namurois en 1991, les parties ont continué à se voir au séminaire où est entrée la partie civile. L'Évêché a ensuite envoyé l'abbé dans les Ardennes où il n'est plus responsable de paroisse. Il s'occupe d'hommes adultes en difficultés" plaide Me Dedobeller.

Pour la défense, la plainte est une réaction contre l'Évêché. "M. Devillet a été renvoyé du séminaire car il a poursuivi ses relations avec mon client avec échange de correspondance jusqu'en 2000. Dans les lettres, il demande à revoir mon client. Puis M. Devillet a entretenu des relations avec un autre séminariste. Si vous estimez l'action fondée, nous offrons 5.000 euros." La partie civile réclame au prêtre 40.000 € provisionnels. Jugement le 13 mars.

L. B.

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=677971