16/07/2010

Belgique

Un moine capucin condamné pour attentats à la pudeur sur deux élèves

Un moine capucin, éducateur dans une école catholique de la région de Liège, a été condamné vendredi à une peine de 2 ans de prison ferme avec arrestation immédiate ordonnée par le tribunal correctionnel de Liège. Le prévenu avait profité de ses contacts avec deux de ses élèves pour commettre sur elles des attentats à la pudeur.
 
L'homme avait comparu à plusieurs reprises devant le tribunal correctionnel de Liège mais, à chaque fois, l'affaire devait être remise car il faisait des malaises lorsque les mots "jeunes filles" et "attouchements" étaient évoqués en public. Lors de la dernière audience, il avait préféré ne pas comparaître et être jugé par défaut.
 
Dans le cadre de sa fonction d'éducateur, il lui était reproché d'avoir commis des attentats à la pudeur sur deux jeunes filles de 12 ans entre 2004 et 2006. Les faits avaient été révélés lorsqu'un condisciple "indélicat" et ayant reçu les confidences des jeunes filles avait brisé le secret.
 
Les jeunes filles avaient évoqué les différentes scènes d'attouchements qui leur avaient été imposées par cet éducateur qui les avait apprivoisées au fil du temps et usait de différents stratagèmes pour les attirer chez lui. Elles avaient fait état de certaines pressions exercées pour qu'elles n'évoquent pas ce genre de faits. La direction de l'établissement aurait été informée des faits mais aurait refusé de réagir. Par peur d'une mauvaise publicité, un des directeurs aurait conseillé au prévenu d'aller s'installer en France lorsqu'il a appris que l'affaire devait être jugée.
(belga/mb)

04/06/10

18:39 Écrit par J.D. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Belgique

Ik_was_14...HIRES-cover

 

ik was 14 en werd misbruikt door een priester

sortie le 22.06.2010   éditions sea-n publishing  ISBN 9789089070074

www.joeldevillet.com

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20/05/2010

AFRIQUE

Afrique: La pédophilie des prêtres catholiques: un sujet encore tabou

Sunday 16 May 2010


Pédophilie : l’Eglise d’Afrique aussi. Les médias exposent au grand jour les agissements des prêtres pédophiles sur le continent,

par Alicia Koch

13 mai 2010 Source : http://www.afrik.com/

Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur les actes pédophiles de ses pairs, mardi à Lisbonne. Un discours attendu alors qu’on lui reprochait notamment de couvrir certains de leurs abus. Ce sont aujourd’hui les prêtres africains qui se retrouvent sous les projecteurs médiatiques. En effet, l’Eglise catholique n’est pas exempte de scandales pédophiles sur le continent. C’est ce qu’a déclaré Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans une homélie le 1er avril dernier. Des évènements qui ternissent l’image de l’Eglise catholique en Afrique et dans le monde.

La sexualité déviante des prêtres fait à nouveau la une des journaux. Le pape Benoît XVI, vertement critiqué pour sa discrétion quant aux scandales pédophiles ayant éclaboussé l’Eglise catholique ces dernières semaines s’est exprimé, mardi à Lisbonne, capitale portugaise. « Nous voyons aujourd’hui d’une façon vraiment terrifiante que la plus grande persécution de l’Eglise ne vient pas de ses ennemis extérieurs mais qu’elle procède du péché au sein même de l’Eglise », a-t-il déclaré aux journalistes. Seulement quelques mois avant ces propos, Mgr Angelo Sodano, ancien secrétaire d’Etat du Saint-Siège et aujourd’hui doyen du collège des cardinaux, présentait ces allégations de pédophilie comme « des ragots sans importance ». Un point de vue qui en dit long sur le chemin à parcourir ausein de la hiérarchie catholique.

Ces scandales pédophiles qui touchent l’Eglise catholique en Europe et aux Etats-Unis n’ont pas épargné le continent africain. « Je sais que l’Eglise d’Afrique souffre des mêmes maux », a affirmé le responsable de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe et archevêque de Johannesburg, Buti Tlhagale, dans une homélie le 1er avril dernier. Une référence aux « scandales douloureux de l’Eglise d’Irlande ou d’Allemagne » impliquant le pape Benoît XVI et nombre de ses pairs. Plus tabous et moins médiatisés, les actes pédophiles dans le clergé africain semblent moindres. Une hypothèse démentie par un prêtre congolais des facultés théologiques de Kinshasa. « Au sein de l’Eglise, on n’a pas le droit d’en parler. L’institution est gênée, elle ne joue pas le jeu de la transparence. De manière hypothétique, il y a eu des cas en Afrique », explique-t-il. Loi du silence oblige.

Pédophilie, un mot tabou en Afrique ?

Mais cette réticence à la dénonciation connait quelques exceptions récemment dévoilées par la presse. En Ouganda, le ministre de l’éthique et de l’intégrité James Nsaba Buturo a appelé, au début du mois, les habitants de son pays à lutter contre les prêtres catholiques aux valeurs morales plus que douteuses. Le Père Santos Constantino Wapokura, âgé de 45 ans, aurait notamment abusé de deux jeunes filles et leur aurait transmis le virus du VIH-Sida. Le gouvernement incite la justice à se saisir de l’affaire. L’ecclésiastique risque la réclusion à perpétuité. Et il est loin d’être le seul. Le mois dernier, l’Eglise catholique kenyane enquêtait sur la déclaration de quatre jeunes hommes affirmant avoir été agressés sexuellement par un prêtre italien officiant à la maison des enfants quelques années auparavant. La radio mozambicaine signalait également, au début du mois de mai, qu’un prêtre jésuite italien installé au Brésil avait été transféré au Mozambique suite à des allégations d’abus sexuels impliquant huit garçons et jeunes hommes.

Une affaire en particulier a fait plus de bruit que les autres. Celle, il y a cinq ans, du père François Lefort des Ylouses, un prêtre français ayant officié au Sénégal dans les années 1990. Il avait finalement été condamné en 2005 à huit ans de réclusion et à une amende de 134 000 euros pour agressions sexuelles, viols et tentatives de corruption sur six Sénégalais de moins de 15 ans. La République démocratique du Congo ou encore le Zimbabwe ont connu des faits similaires ces dernières années. Ce sont au total, près de 40 cas de violences sexuelles sur mineurs qui ont été signalés aux autorités depuis 14 ans sur tout le continent africain, indique le responsable de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe. Mais le concept même de pédophilie semble avoir du mal à se frayer un chemin dans l’opinion publique africaine. « Tout le monde accepte si un prêtre est avec une femme, mais personne ne comprendrait ce qu’il cherche chez un jeune garçon. Cela signifie qu’aucun enfant ne serait cru s’il affirmait qu’un prêtre l’avait touché », affirme Felix Koffi Ametepe, ancien pasteur du Burkina Faso.

Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur les actes pédophiles de ses pairs, mardi à Lisbonne. Un discours attendu alors qu’on lui reprochait notamment de couvrir certains de leurs abus. Ce sont aujourd’hui les prêtres africains qui se retrouvent sous les projecteurs médiatiques. En effet, l’Eglise catholique n’est pas exempte de scandales pédophiles sur le continent. C’est ce qu’a déclaré Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans une homélie le 1er avril dernier. Des évènements qui ternissent l’image de l’Eglise catholique en Afrique et dans le monde.

Ce sujet sensible fait cependant la une de tous les journaux européens depuis plusieurs semaines. Certains responsables du Vatican en viennent même à accuser les médias d’entamer une campagne de dénigrement de l’Eglise catholique. Plus grave encore, au Zimbabwe, Fidelis Mukonori, prêtre jésuite et aumônier du président Robert Mugabe soupçonne les journalistes de s’emparer de ces histoires « pour l’argent », mais également pour masquer leurs propres activités déviantes. « Ceux qui trouvent du plaisir à écrire sur les péchés des autres peuples sont eux-mêmes des pécheurs », a-t-il déclaré à sa congrégation. Des propos qui ont provoqué l’ire des médias et qui laissent à penser que le chemin vers le pardon est encore long.

 

23:42 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Belgique

Les prêtres pédophiles poursuivis même si prescription

mercredi 28 avril 2010

Même sur base d’une vieille plainte en cas d’abus sexuels dans une relation pastorale, la police peut agir. Pas directement à l’encontre des auteurs mais en vue de protéger les victimes

Même si la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale se rendait devant la police avec de vielles plaintes concernant des prêtres pédophiles, la police pourrait quand même agir. Pas directement à l’encontre des auteurs mais en vue de protéger les victimes, a indiqué Peter De Waele, chef de la cellule pédophilie de la police fédérale à Bruxelles, dans le quotidien De Morgen.

« Nous enregistrons chaque déclaration, vielle ou pas », indique M. De Waele. « Le procureur peut décider de lancer une enquête, même en cas de prescription, afin de protéger les mineurs d’âge actuellement présents dans l’entourage du prêtre pédophile. » Le délai de prescription est de dix ans dès que la victime fête son 18e anniversaire. Ce sont pourtant surtout des quadragénaires et cinquantenaires qui se présentent devant la commission.

Il serait toutefois possible d’agir quand même, pas tant en première instance à l’encontre des auteurs d’abus mais en vue de protéger de nouvelles victimes potentielles.

(D’après Belga)

 

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-28/les-pr...

23:38 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

France

Jacques Gaillot reconnaît son erreur d'avoir accueilli un prêtre pédophile

RELIGION - L'ancien évêque d'Evreux explique qu'«à l'époque, l'Eglise fonctionnait ainsi»...

Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux, a reconnu lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France son «erreur» d'avoir accueilli dans les années 1980 dans son diocèse un prêtre coupable d'actes pédophiles, expliquant qu'«à l'époque, l'Eglise fonctionnait ainsi». «On rendait service. On vous demandait d'accueillir un prêtre indésirable et vous l'acceptiez. C'est ce que j'ai fait, il y a plus de vingt ans. C'était une erreur», confie Mgr Gaillot, au moment où l'Eglise catholique est secouée par une vague de scandales pédophiles.

En 1987, l'Eglise avait autorisé un prêtre canadien, Denis Vadeboncoeur, à exercer en France alors qu'il avait été condamné à 20 mois de prison au Canada en 1985 pour de multiples faits de pédophilie. Mgr Jacques Gaillot, au courant de ces faits, l'avait pourtant nommé en 1988 curé et vicaire épiscopal, le mettant en contact avec des enfants dans l'ouest de l'Eure.

Denis Vadeboncoeur a été condamné en 2005 par la cour d'assises de l'Eure à 12 ans de réclusion criminelle pour viols d'un mineur, commis entre 1989 et 1992. Au cours du procès, Mgr Gaillot avait déjà exprimé des regrets .Aujourd'hui, il assure que «dans l'Eglise, les choses ont changé. Maintenant, on s'en remet à la justice. On sort peu à peu de cette culture du secret».

http://www.20minutes.fr/article/395612/France-Jacques-Gai...

23:35 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Italie

Première en Italie : un évêque témoigne au procès d'un prêtre pédophile

| Pour la première fois en Italie, un évêque a été appelé à témoigner et à justifier sa conduite jeudi à Rome au procès d'un prêtre de 56 ans accusé d'avoir commis des actes pédophiles lorsqu'il était sous son autorité, a constaté un journaliste de l'AFP.


| 20.05.2010

Pour la première fois en Italie, un évêque a été appelé à témoigner et à justifier sa conduite jeudi à Rome au procès d'un prêtre de 56 ans accusé d'avoir commis des actes pédophiles lorsqu'il était sous son autorité, a constaté un journaliste de l'AFP.

Mgr Gino Reali, évêque de Porto-Santa Rufina, dans la banlieue de Rome, a raconté comment l'accusé, Don Ruggero Conti, arrêté en juin 2008, avait "démenti" en septembre 2006, au cours de la fête patronale de sa paroisse de Selva Candida, les rumeurs selon lesquelles il avait eu des "comportements incorrects avec des enfants".

"Pour moi, les affirmations (mettant en cause Don Ruggero) présentaient un grand manque de fiabilité, je ne les ai pas crues", a-t-il expliqué. "Je les ai vues comme le fruit de la rancune" de personnes mal intentionnées, a-t-il ajouté.

En novembre 2006 toutefois, il fut alerté par un jeune homme, Marco Zazza, qui lui affirma que pendant une sortie en camping six ou sept ans plus tôt, Don Ruggero l'avait embrassé et s'était livré à des attouchements sur lui. L'évêque a affirmé l'avoir incité à en référer à la police, mais Marco Zazza a renoncé parce qu'il ne voulait pas que ses parents aient connaissance de cette affaire.

A la suite de ces confidences, Mgr Reali a demandé à Don Ruggero de "se conduire plus prudemment avec les enfants et de ne pas les recevoir chez lui".

En décembre 2006, un autre jeune homme, Marco Facinelli, âgé de 23 ans, lui raconta avoir subi des sévices sexuels de la part du prêtre une dizaine d'années plus tôt.

"J'ai trouvé ce garçon sincère et lui ait dit de tout mettre par écrit et d'aller à la police", a-t-il raconté. S'il mit en effet par écrit son expérience, le jeune homme renonça cependant à aller à la police car "il ne voulait pas que ses parents le sachent".

L'évêque mit en place un tribunal diocésain pour traiter l'affaire, qui fut finalement classée lorsque Marco Facinelli ne se présenta pas à l'audience.

Le procureur s'est alors étonné de l'inaction de l'évêque : "Après tout cela, il ne vous est pas venu à l'esprit que d'autres mineurs pourraient subir des abus ?" lui a-t-il lancé.

"Je n'ai pas reçu d'autres informations jusqu'à l'arrestation de Don Ruggero" en juin 2008, s'est expliqué l'évêque, qui a argué du poids des activités imposées par son diocèse, "très grand, qui compte 500.000 habitants, 55 paroisses et une centaine de prêtres".

Il a toutefois ajouté avoir "rencontré à ce propos quelqu'un de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (chargée des questions de discipline, ndlr), mais de façon informelle".

S'indignant de la passivité de Mgr Reali, un avocat de la partie civile, Me Nino Marazzita, a demandé à ce qu'il soit inculpé de recel de malfaiteur.

Au cours de l'audience, un autre prêtre, ex-collaborateur de Don Ruggero, Don Claudio Peno Brighetto, a expliqué l'avoir un jour surpris en 2006 "en train de toucher un garçon entre les jambes".

La prochaine audience du procès, qui se déroule devant la sixième section pénale du tribunal de Rome, doit avoir lieu le 15 juin.

 

http://www.tdg.ch/depeches/monde/premiere-italie-eveque-t...

23:30 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Belgique

Un prêtre pédophile communique avec des jeunes sur Netlog

La justice enquête afin de déterminer si un prêtre et professeur, condamné pour pédophilie, cherche à nouveau à entrer en contact avec des jeunes, notamment via le site de réseau social Netlog, indiquent mercredi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

 

Les parents d'un élève du collège Sint-Vincentius d'Ypres se sont rendus en juin 2008 devant la direction en indiquant que le prêtre et professeur Tom F. avait agressé leur fils. Le prêtre en question avait bénéficié l'an dernier d'une suspension s'il se soumettait à de strictes conditions. Au sein et aux alentours de l'école, c'était l'étonnement lorsque l'on apprit qu'il officiait à nouveau comme vicaire à Beernem.

 

Il est "ami" avec un ado de 13 ans

Il y serait entré régulièrement en contact avec des jeunes. C'est ce qu'on peut notamment constater sur une photo sur le site internet de la communauté paroissiale et sur le profil Netlog de l'homme de 38 ans, où on voit qu'il est récemment devenu "ami" avec un adolescent de 13 ans.

 

Pourtant, il ne peut plus avoir de contact avec des mineurs

Ce comportement serait totalement contraire à ses conditions probatoires, qui indiquaient qu'il pouvait officier à nouveau comme vicaire après un accompagnement psychologique et s'il n'était en aucune façon en contact avec des mineurs d'âge. Selon le bourgmestre de Beernem, c'est le cas. "Nous exerçons une vigilance accrue."

 

L'évêché de Bruges a pris connaissance de l'affaire

L'évêché de Bruges n'était pas au courant mardi de cette affaire. "Nous lui avons clairement dit qu'il devait se limiter dans ses nouvelles fonctions à la célébration de la messe et de funérailles et devait se ternir loin des jeunes", insiste le porte-parole, qui s'est montré étonné d'apprendre que le prêtre était "ami" sur Netlog avec un paroissien âgé de 13 ans. "C'est intolérable."

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/faits_divers/449512/u...

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17/04/2010

Norvège

Norvège: un ex-évêque catholique admet avoir abusé d'un mineur

(07/04/2010)

Un ex-évêque catholique norvégien d'origine allemande, Georg Müller, a reconnu avoir abusé sexuellement d'un mineur il y a une vingtaine d'années C'est ce qu'a annoncé l'Eglise catholique norvégienne mercredi. L'Eglise catholique en Norvège est sous le choc après qu'il a été révélé (...) que l'ex-évêque (Georg) Müller de Trondheim (sud) a reconnu être coupable d'abus sexuel sur un mineur et admis que c'était la raison de son départ de ses fonctions l'an dernier", écrit-elle dans un communiqué.

Georg Müller, 58 ans et né près de Trèves en Allemagne, avait quitté ses fonctions d'évêque de Trondheim l'an dernier, officiellement pour des incompabilités de travail.
Selon le quotidien norvégien Adresseavisen, qui a révélé l'affaire, les faits se sont déroulés il y a environ 20 ans alors que Müller était prêtre à Trondheim. La victime, un enfant de choeur à l'époque aujourd'hui âgé d'une trentaine d'années, a bénéficié d'une indemnisation de l'Eglise.

OSLO

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/306659/nor...

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France

 

Un prêtre de Rouen mis en examen jeudi pour "agressions sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité", un autre du même diocèse soupçonné de "détention d'images à caractère pédopornographique", un curé de l'Aube mis en examen vendredi dernier pour "agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques"... L'Église de France est elle aussi touchée en son sein par les scandales de pédophilie qui ébranlent le monde catholique.

Les évêques de France le savent bien. "Nous continuons d'exercer notre vigilance", assurent-ils dans une lettre adressée au pape vendredi dernier. Un courrier dans lequel l'épiscopat français exprime
sa "honte" et ses "regrets" devant ces affaires de pédophilie qui défrayent la chronique en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, en Italie, en Autriche et en Allemagne. "Nous avons confirmé les dispositions prises par notre Conférence, il y a maintenant dix ans", précisent également les évêques, faisant référence à une déclaration de novembre 2000 , dans laquelle ils reconnaissent pour la première fois explicitement l'existence de la pédophilie dans l'Église française. "Ces actes de pédophilie, l'Église les condamne absolument", précisaient-ils alors. Allant même plus loin : "Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice."

Le secret de la confession en question

Une initiative inédite, qui intervient dans un contexte particulier. La fin des années 1990 est marquée par la retentissante affaire Dutroux, ce Belge condamné pour pédophilie. Dans l'Église, ce sont deux procès qui défraient la chronique en 2000. Un prêtre de Bordeaux est accusé d'atteintes sexuelles sur huit enfants mineurs : il sera condamné à quatre ans de prison ferme. Mais surtout, dans le Calvados, l'abbé René Bissey est condamné à dix-huit ans de prison pour viol. Une peine d'autant plus commentée que l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Pierre Pican, écope d'une peine de trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des crimes de l'abbé. Une première à l'époque, que le principal intéressé n'a toujours pas digérée dix ans plus tard. "Aujourd'hui je ne dénoncerais pas plus qu'hier", maintient l'évêque. Interrogé vendredi par
RTL , Mgr Pican, qui doit quitter son diocèse le 2 mai prochain, assure "préférer être condamné par la justice de [son] pays que de trahir [sa] conscience".

Pourtant, en 1998, la Conférence des évêques de France publiait
un bulletin relatif à la pédophilie (voir ci-dessous), le premier du genre, où sont abordés les problèmes de conscience. "À l'instar du secret professionnel (médical en particulier), l'Église gère un "secret confié (...) Il a parfois été mal interprété (...) Il a pu servir de prétexte à occulter des actes pédophiles graves", reconnaît pour la première fois l'épiscopat français, insistant lourdement : "La confidence du prêtre pédophile ne saurait étouffer le mortifère. S'il y a eu passage à l'acte, il faut amener le prêtre à réparer et éventuellement à se signaler à la justice. Parfois, s'il n'obtempère pas, celui qui a connaissance d'agissements pervers doit lui-même effectuer la démarche. Il ne peut être question de "couvrir" des actes graves".

En 2002, les évêques français enfoncent le clou en publiant un livret sans ambiguïté. "Lutter contre la pédophilie, repères pour les éducateurs".
Cette publication détaille les définitions de la pédophilie, les pistes pour détecter des comportements à risque, mais s'attarde surtout sur cette question du secret de la confession. "Il ne doit pas fonctionner comme un lieu de non-droit ou une échappatoire devant les responsabilités juridiques et morales de chacun", écrivent alors les évêques. Ce texte est celui qui fait toujours autorité dans l'Église de France.

REGARDEZ le bulletin publié par la Conférence des évêques de France en 1998, le premier du genre où sont abordés les problèmes de conscience :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-02/scand...

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2010/04/01/pedophilie-pourquoi-l-eglise-a-ferme-les-yeux_1327571_3208.html

02:52 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

France

Un prêtre de Rouen arrêté pour des faits de pédohilie.

Un prêtre du diocèse de Rouen soupçonné d'agressions sexuelles sur un mineur de moins de 15 ans, pour des faits datant de 1992 et 1993, a été mis en examen mercredi, ont annoncé jeudi le parquet et le diocèse dans des communiqués séparés.

Le Père Jacques Gaimard, par ailleurs directeur de l'antenne de Haute-Normandie de Radio Chrétienne de France (RCF), a été placé en garde à vue lundi dans le cadre d'une enquête diligentée par le SRPJ de Rouen à la suite d'une plainte. Présenté à un juge d'instruction, le prêtre a été mis en examen mercredi pour "agressions sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité" et placé sous contrôle judiciaire.

Dans le cadre de l'affaire, un autre prêtre du diocèse, le Père Philippe Richir, curé de la paroisse Saint Martin de Canteleu, près de Rouen, s'est vu notifier sa qualité de "témoin assisté" pour des soupçons de "détention d'images à caractère pédo-pornographique". Ces derniers faits sont apparus, de manière incidente, au cours de l'enquête menée sur le Père Gaimard. L'archevêque de Rouen Mgr Jean-Charles Descubes a lui-même révélé la mise en cause de ces deux prêtres.

"Ma pensée va d'abord à la victime qui a dû construire sa personnalité et sa vie avec une souffrance occultée pendant de longues années", a commenté l'archevêque. Mgr Descubes a précisé que ces deux prêtres avaient été suspendus de leurs fonctions pastorales dans l'attente des jugements des tribunaux français et la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi.

"Il revient à la justice de qualifier la gravité de ces délits qui doivent être réprouvés et condamnés", a-t-il déclaré. Dans son communiqué, l'archevêque a ajouté que sa pensée allait aussi "à nos deux confrères à qui il revient maintenant d'assumer les conséquences de leurs actes". (afp)

01/04/10 17h52

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France

Eglise: pourquoi la France est épargnée par les scandales pédophiles

Le scandale a éclaté plus tôt qu'en Irlande ou en Allemagne et l'Eglise a adopté à temps un arsenal préventif et répressif. Mais elle peut être rattrapée à tout moment.

Par comparaison avec l'énormité du scandale qui a éclaté dans des pays comme les Etats-Unis, l'Irlande, l'Allemagne ou l'Autriche, la France paraît — provisoirement? — épargnée par les affaires de pédophilie du clergé. Selon la conférence des évêques, on compte actuellement dans l'hexagone une dizaine de prêtres ou de religieux mis en examen pour des faits d'abus sexuels commis sur des mineurs.

C'est encore trop, mais on est loin des chiffres ahurissants enregistrés chez nos voisins. Selon un responsable de la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi, Mgr Charles Scicluna, qui vient de révéler cette statistique, un total de 3.000 accusations a été porté contre des prêtres dans le monde, de 2001 à 2010, pour de tels crimes commis au cours des cinquante dernières années.

Cette relative modestie des abus en France a de quoi étonner. Comme en Irlande ou en Allemagne, l'Eglise a contrôlé des pans entiers de l'éducation des jeunes Français. Si son influence décline, elle possède encore un nombre élevé d'établissements confessionnels, internats ou externats. Jusqu'aux années 1960-1970 — celles qui ont donné lieu aux centaines de délits sexuels révélés seulement aujourd'hui, ce sont des prêtres ou des religieux qui, en majorité, ont assuré l'enseignement dans ses établissements. L'Eglise a aussi une longue tradition de présence et d'action dans les mouvements de jeunesse: patronages, scoutisme, aumôneries, etc. Et pourtant les dénonciations sont moins massives en France qu'en Allemagne ou en Irlande. Faut-il mettre ce fait sur le compte d'une vertu plus grande du clergé français ou d'un moindre militantisme des associations de victimes? Ce serait trop réducteur.

Ouverture

Il faut y voir, d'abord, l'effet d'une «dé-cléricalisation» plus précoce des établissements catholiques. En moins grand nombre qu'autrefois, les prêtres et religieux français ont laissé la place à des catholiques laïcs pour enseigner et pour gérer leurs écoles, collèges et lycées. De même, à part le scoutisme qui reste influent, les mouvements de jeunesse catholiques ont périclité au cours des dernières décennies.

Cette «dé-cléricalisation» a été accélérée par les lois laïques qui régissent le secteur de l'éducation en particulier. Les établissements catholiques sous contrat avec l'Etat sont soumis à des obligations de caractère public. Ce ne sont plus ces espaces clos que connaît encore la toute puissante Eglise d'Irlande qui n'a de comptes à rendre à personne. Les internats en France fonctionnent de manière moins fermée.

Une certaine philosophie cléricale explique aujourd'hui l'extension des scandales liés aux abus sexuels dans un clergé qui s'est cru longtemps impuni. Elle donne l'illusion à l'Eglise qu'elle est au dessus de la justice, de la démocratie et de toute transparence. Cette philosophie a prévalu plus longtemps dans d'autres pays que la France où elle n'est plus possible, compte tenu du système de séparation entre l'Eglise et l'Etat. La laïcité à la française a permis moins d'entorse à la règle publique.

La deuxième raison de la relative faiblesse du nombre de scandales en France s'explique-t-elle par une approche probablement plus saine de la sexualité dans les pays latins? Il est éclairant de noter que ce sont des «pays du Nord» — Irlande, Pays-Bas, Allemagne — qui sont le plus touchés par les affaires de prêtres pédophiles, alors que l'Italie, l'Espagne ou la France défraient moins la chronique.

Tout se passe comme si les abus des années 1950-1970 avaient été cachés par une culture du secret alors propre aux pays du Nord qui, aujourd'hui, vole en éclats sous la pression des associations de victimes. Ces scandales remontent à des périodes où l'on parlait moins librement qu'aujourd'hui de la sexualité. «Des générations entières, explique un sociologue, qui ne trouvaient pas les mots pour exprimer la souffrance des victimes, sont capables aujourd'hui de la dire grâce à l'évolution de la société vers plus de liberté».

L'affaire Bissey-Pican

En France, il n'y a pourtant pas de quoi pavoiser. L'Eglise n'a pas été complètement épargnée par le scandale. On peut même dire qu'elle a été touchée plus tôt que ses voisines et que les mesures qu'elle a su prendre précocement expliquent aussi la relative discrétion d'aujourd'hui. La première affaire, fortement médiatisée, remonte à l'année 1996 quand avaient été révélés les agissements de l'abbé René Bissey, prêtre du diocèse de Bayeux, accusé d'un viol et de plusieurs agressions sexuelles sur des mineurs.

Elle avait connu un rebondissement spectaculaire avec la mise en examen de son supérieur hiérarchique, un évêque, Mgr Pierre Pican, pour «non-dénonciation de crimes et d'atteintes sexuelles». La preuve avait été apportée que cet évêque avait eu connaissance d'une partie des faits reprochés à l'abbé Bissey sans les signaler à la justice. Il en avait été informé par son propre collaborateur, un vicaire général, qui avait reçu les confidences de la mère d'une des jeunes victimes.

En octobre 2000, l'abbé Bissey a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises du Calvados. Le procès de son évêque s'est tenu quelques mois plus tard, en juin 2001, au tribunal correctionnel de Caen. L'homme d'Eglise a bâti sa défense sur l'«option de conscience» qui s'attache au secret professionnel reconnu aux ministres du culte (secret de la confession). Mais le jugement n'a pas retenu cet argument: Mgr Pican avait couvert d'autres faits concernant d'autres victimes que celle qui s'était confiée à son collaborateur. Il a donc été condamné à trois mois de prison avec sursis. Ce qui avait provoqué la colère de son avocat: «C'est la première fois qu'un évêque est condamné depuis la Révolution française!».

Du côté des victimes, on pensait au contraire que cette condamnation allait permettre une prise de conscience pour que l'Eglise ne couvre plus jamais ce type de délits et de crimes. L'évêque n'a d'ailleurs pas fait appel de sa condamnation. Il a également refusé de donner sa démission.

Arsenal de référence

Cette affaire Bissey-Pican a conduit les évêques de France à se munir, plus tôt que dans les pays voisins, d'un arsenal préventif et répressif visant les prêtres pédophiles. Dès le mois de novembre 2000, dans le cadre de l'assemblée plénière de Lourdes, ils ont adopté une déclaration qui leur sert encore aujourd'hui de référence: «Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice. Ils doivent réparer le mal qu'ils ont fait et porter le poids de la peine infligée par l'Eglise et par la société». Le rôle de l'évêque dans ces affaires impliquant des prêtres est lui aussi nettement défini: «Il ne peut ni ne veut rester passif, encore moins couvrir des actes délictueux».

Autrement dit, l'évêque ne peut plus garder le silence, ni se contenter de muter simplement un prêtre soupçonné ou convaincu de pédophilie. Il doit le dénoncer, «signaler» son cas à la justice, comme le prévoit la loi pour tout éducateur qui se livre à de tels méfaits.

L'Eglise de France a également publié en avril 2002 une sorte de feuille de route à l'usage de ses éducateurs et des familles, intitulé «Lutter contre la pédophilie», rédigé par des théologiens, des psychologues et des hommes de loi, pour les aider à détecter les comportements pédophiles. C'est un outil précieux car, dans ce type d'affaire, la structure psychique de la personnalité est en cause autant que l'identité sacerdotale.

«Tolérance zéro»

Il n'est pas facile de réunir les éléments suffisants et sûrs permettant de savoir si un éducateur, prêtre ou non, a effectivement commis des actes de caractère répréhensible. Mais cette difficulté ne doit pas être un prétexte pour céder à la culture du secret, de la dénégation, du repli sur les reflexes d'autodéfense institutionnels.

Eclaboussée par l'affaire Bissey-Pican, la hiérarchie catholique en France n'ignore pas qu'elle peut encore être rattrapée, à tout moment, par d'autres dénonciations de délinquance ou crimes sexuels commis par ses prêtres. Mais elle a conscience d'avoir pris à temps des mesures de transparence, de «tolérance zéro» et de collaboration avec la justice civile. Elle souffre du discrédit qui frappe aujourd'hui toute l'Eglise devant le caractère massif des révélations aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne, en Autriche. «C'est une vraie souffrance, dit un évêque interrogé par Slate.fr, de savoir que des enfants sont démolis par des prêtres que l'on appelle «Pères». Mais il faut accepter de payer pour les fautes commises par notre corporation».

Aussi comprend-on mieux le double objectif fixé par les responsables catholiques en France: d'une part, prendre en compte en priorité les victimes, c'est-à-dire les écouter et les aider à se reconstruire; d'autre part, presser le coupable de se dénoncer et la victime à porter plainte. Signe des temps: on a vu un évêque accompagner l'un de ses prêtres dans le bureau du procureur!

Henri Tincq

A lire sur le même sujet et du même auteur: La tolérance zéro selon Benoît XVI, Le pape peut-il se faire mettre à la porte? et la Curée sur les prêtres catholiques

http://www.slate.fr/story/18755/eglise-pourquoi-la-france...

02:45 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

et encore....

Le Vatican aurait couvert les abus sexuels d’un prêtre américain sur des enfants sourds.

 

RELIGION - Il est soupçonné d'avoir violenté environ 200 enfants...

Après le scandale en Irlande, un nouveau scandale aux Etats-Unis. Le futur pape Benoit XVI et d'autres responsables du Vatican auraient couvert les abus sexuels d'un prêtre américain soupçonné d'avoir violenté environ 200 enfants d'une école pour sourds dans le Wisconsin, selon des documents ecclésiastiques obtenus par le New York Times

Les documents provenant d'une action en justice sur cette affaire font état à ce sujet d'une correspondance adressée directement par le prêtre Lawrence C. Murphy au cardinal Joseph Ratzinger en 1996, qui présidait la Congrégation pour la doctrine de la Foi, avant de devenir le Pape Benoit, affirme le New York Times. Lawrence C. Murphy travaillait dans cette école de 1950 à 1974.

>> Retrouvez le déroulé de l'affaire, dans la chronologie du New York Times 

Cette affaire comprend des actions en justice contre l'archevéché de Milwaukee, entreprises par cinq hommes dont les avocats ont transmis au journal ces documents tenus longtemps secrets.

Procès secret devant un tribunal ecclésiastique

Un procès secret devant un tribunal ecclésiastique contre le père Lawrence C. Murphy avait été stoppé après qu'il eut écrit à Joseph Ratzinger le suppliant d'arrêter cette procédure, ajoute le Times.

«Je veux simplement vivre le temps qui me reste dans la dignité de mon sacerdoce», écrit le révérend Murphy au cardinal Ratzinger. «Je demande votre aide dans cette affaire» poursuit le religieux américain.

Aucune réponse de Joseph Ratzinger ne figure dans les documents, et Lawrence Murphy est mort deux ans plus tard en 1998 alors qu'il était toujours prêtre, ajoute le New York Times.

Jamais rapporté aux autorités

Les documents du Wisconsin, poursuit le Times, montrent que trois archevêques de l'Etat savaient que Lawrence Murphy abusait d'enfants mais cela n'a jamais été rapporté aux autorités civiles.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a déclaré au New York Times que cette nouvelle affaire était «tragique», estimant que le révérend Murphy abusait d'enfants «particulièrement vulnérables», soulignant la notification tardive au Vatican et que de préalables enquêtes à ce sujet avaient été écartées.

02:41 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Belgique

ARLON

arlon Violé à l'ISMA dans les années 70 ?

L'affaire fait grand bruit depuis qu'un ancien élève s'est confi é : il aurait été abusé par des frères maristes, il y a trente ans, à Arlon. Récit.

 

L'homme en vient au fait : dans les années 1970, alors qu'il était jeune élève à l'institut Sainte-Marie d'Arlon (ISMA), il aurait été victime des agissements de plusieurs frères maristes, lesquels l'auraient non seulement maltraité, mais surtout abusé sexuellement. « Selon lui, poursuit Robert Schneider, les premiers faits datent de l'époque où il avait 12 ans et était encore en 6eannée primaire. » Il faut savoir en effet qu'à l'époque, de nombreux jeunes Grand-Ducaux sont placés en internat à l'ISMA dès cet âge. Et que s'ils ont fermé leurs portes l'année dernière, les dortoirs de l'école de la rue de Bastogne ont été longtemps très prisés des parents grand-ducaux. Dans les années 70, c'est encore le cas. Dorment là « les petits, les moyens et les grands » .

Le prolongement de cette information dans notre dédition de ce vendredi.

Il y a quelques jours, un homme de 45 ans a poussé la porte du Tageblatt, l'un des quotidiens du Grand-Duché et, comme cela arrive si souvent dans notre profession, a demandé à s'entretenir avec un journaliste. C'est Robert Schneider qui a reçu le quadragénaire. « À la suite des dernières révélations sur la face cachée des faits de moeurs commis par des membres du clergé, cet homme voulait se confier, vider son sac », témoigne notre confrère.

02:37 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

France

Un prêtre de l'Aube a été mis en examen pour agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques

Créé le 26.03.10

FAIT-DIVERS - Il possédait sur son ordinateur «des photographies souvenirs de moments passés en compagnie d'adolescents»...

Le prêtre de Marcilly-le-Hayer (Aube) a été mis en examen mercredi pour «agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques» après une plainte déposée par un jeune majeur, rapporte ce vendredi le quotidien régional L'Est Eclair.

Placé sous contrôle judiciaire strict

Interpellé lundi par les gendarmes, le père Jacques Breton a été placé sous contrôle judiciaire strict à l'issue de sa garde à vue. Il lui est désormais interdit d'entrer en contact avec des mineurs.

«Une plainte a été déposée par un jeune majeur» pour une agression sexuelle «dont il aurait été victime», précise l'Est Eclair. Cependant, une source proche de l'enquête a indiqué que le prêtre avait nié les faits. L'enquête doit se poursuivre dans les semaines à venir.

Des images pédopornographiques retrouvées sur son ordinateur

Toutefois, les enquêteurs ont également retrouvé sur l'ordinateur du prêtre «des photographies souvenirs de moments passés en compagnie d'adolescents. Des images à caractère pédopornographique sur lesquelles les enfants apparaissent nus», ajoute le quotidien. Le père Jacques Breton aurait reconnu avoir pris les clichés. Il mettait également à disposition d'adolescents des «lignes téléphoniques et des portables», d'après l'Est Eclair.

«Cette nouvelle nous bouleverse tous. Notre première pensée est pour ceux qui sont blessés par ces actes, jeunes, victimes, familles. Mais l'heure ne doit pas être au jugement et à la condamnation. Il faut attendre de connaître la vérité des faits», a réagi dans un communiqué l'évêque de Troyes, Marc Stenger, qui s'est engagé à ce que le prêtre quitte le village de Marcilly-le-Hayer pendant l'instruction.

C.C. avec agence

02:36 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Suisse

Pas un seul jour sans une nouvelle affaire de pédophilie, en Europe, aux Etats-Unis et en Suisse également. Des prêtres pédophiles seraient même toujours en activité en Suisse Romande. A qui la faute? A l'Eglise qui n'a pas suffisamment pris au sérieux ce fléau? Au célibat des prêtres? Infrarouge ouvre le débat.

Débat du 23 mars 2010

02:33 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Rome

«Le remord» et «la honte» de Benoit XVI: insuffisant pour les victimes.

20.03.10

RELIGION - Le pape s'exprimait samedi après le scandale de pédophilie au sein de l'église catholique irlandaise...

Le pape Benoît XVI a exprimé la «honte» et le «remords» de toute l'Eglise face au scandale de pédophilie dans le clergé irlandais, annonçant des initiatives en faveur «d'une guérison et d'un renouveau», dans sa lettre aux catholiques d'Irlande publiée samedi.

Le pape s'est dit «vraiment désolé» face aux souffrances des victimes d'abus commis par des prêtres et s'est dit «disposé» à les rencontrer, en rappelant l'avoir fait à plusieurs reprises par le passé, notamment aux Etats-Unis en 2008.

Dans cette lettre destinée à être lue dimanche dans toutes les paroisses irlandaises, Benoît XVI a affirmé que les hommes d'Eglise coupables d'actes pédophiles devront en «répondre» non seulement «devant Dieu» mais aussi devant la justice ordinaire.

Parmi les mesures annoncées par le pape dans sa lettre figure l'annonce d'une «visite apostolique», c'est-à-dire une enquête «dans plusieurs diocèses d'Irlande», ainsi que dans «des séminaires et congrégations religieuses». La visite devra aider l'église locale «dans son chemin de renouveau».

Le pape a également dénoncé «les graves erreurs de jugement» commises par l'épiscopat irlandais, accusé d'avoir couvert des centaines de cas de pédophilie commis sur plusieurs décennies par des religieux.

Des «remords» qui ne suffisent pas. Le pape est est «loin» d'avoir satisfait à toutes les attentes et laisse des questions sans réponses, ont estimé samedi des groupes de victimes. «Les victimes espéraient une reconnaissance de la manière outrageante dont elles ont été traitée», a ainsi déclaré la directrice générale du groupe One in Four, Maeve Lewis. L'absence d'excuse à cet égard est douloureux à l'extrême.»

http://www.20minutes.fr/article/392102/Monde-Le-remord-et...

02:30 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Allemagne

Pédophilie: le diocèse de Munich croule sous les accusations

Le diocèse de Munich, qui fut celui du pape Benoît XVI, est confronté à un «tsunami» d’allégations d’abus sexuels et physiques, a déclaré la responsable d’un groupe de travail du diocèse chargé de prévenir les abus sexuels.

Le diocèse bavarois est confronté à la révélation quotidienne de nouvelles allégations d’abus sexuels et physiques, a précisé Elke Hümmeler dans un entretien à l’Associated Press. Mme Hümmeler estime à environ 120 le nombre de cas recensés à ce jour, dont une centaine concernent l’internat du monastère d’Ettal, dirigé par des moines bénédictins.

Elle souligne toutefois que son rôle n’est pas de traiter les cas anciens d’abus, mais d’aider à mettre sur pied un programme de prévention. Vendredi, son Groupe de travail sur la prévention des abus sexuel, récemment créé, a commencé ses travaux.

D’ici à novembre, il doit élaborer un plan global pour lutter contre les abus sexuels dans l’Eglise catholique allemande, secouée par des allégations d’abus sexuels et physiques sur des mineurs depuis le début de l’année.

En charge des oeuvres sociales du diocèse, Mme Hümmeler a précisé que les allégations affectaient plusieurs institutions, qu’elle n’a toutefois pas nommées. Le diocèse de Munich dirige une vingtaine d’écoles, 570 garderies et de nombreux groupes de jeunesse.

La semaine dernière, le diocèse a confirmé le cas d’un prêtre qui avait été muté en 1980 à Munich en provenance d’Essen (nord-ouest), où des parents l’avaient accusé d’abus sexuels sur leurs enfants.

Le prêtre avait suivi une thérapie, mais avait ensuite recommencé à travailler avec des jeunes. Il a été reconnu coupable d’abus sexuels en 1986.

Le cardinal Joseph Ratzinger -l’actuel pape Benoît XVI- était l’archevêque de Munich et de Freising au moment où le prêtre avait été muté à Munich. Selon le diocèse, Mgr. Ratzinger était au courant du transfert du prêtre, mais pas de la poursuite de ses activités au contact de fidèles.

Erwin Wild, alors porte-parole du conseil des prêtres du diocèse, a précisé que lui et ses confrères n’avaient pas été informés par le cardinal Ratzinger que le prêtre était accusé d’abus sexuels sur mineurs, ce qu’il regrette. «Nous aurions dû savoir», dit-il.

http://www.lameuse.be/actualite/monde/2010-03-19/pedophil...

02:28 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2010

Un Mgr Pédophile?

Brésil: enquête sur trois prêtres accusés de pédophilie

RIO DE JANEIRO - La police brésilienne mène une enquête sur trois prêtres accusés d'avoir abusé sexuellement des enfants de choeur durant plusieurs années, a-t-on appris mardi de sources policières et ecclésiastiques.

L'affaire a éclaté jeudi dernier au Brésil après la diffusion par la chaîne SBT d'une vidéo montrant un prêtre de 82 ans -Luiz Marques Barbosa-ayant des relations sexuelles avec un enfant de choeur de 19 ans qui avait été à son service pendant quatre ans .

L'enregistrement a été réalisé en caméra cachée par un homme de 21 ans qui affirme que Barbosa a abusé de lui alors qu'il n'était âgé que de 12 ans. Si les images sont de mauvaise qualité, elles montrent toutefois clairement Barbosa nu dans un lit avec le jeune homme.

SBT (sistema brasileiro de televisao) a affirmé avoir reçu anonymement la vidéo au siège de la chaîne.

D'autres jeunes garçons ont dénoncé dans le reportage les abus dont ils auraient été victimes par Monseigneur Luiz Marques Barbosa.

Interrogé dans le cadre du reportage sur ces cas présumés de pédophilie, Mgr Barbosa a fait savoir qu'il pourrait seulement répondre à cette question "au confessionnal", avant de mettre fin à l'interview.

La police brésilienne se penche également sur les cas de Monseigneur Raimundo Gomes, 52 ans, et du père Edilson Duarte, 43 ans, pour relations sexuelles présumées avec des enfants et des adolescents. Ces derniers ont nié les faits qui leur étaient reprochés.

Un membre de l'Eglise de l'archevêché de Penedo, dans la province du nord-est d'Algoas, a révélé que les trois religieux avaient été suspendus le temps de l'enquête.

Un policier a également indiqué que les trois hommes resteraient en liberté jusqu'aux conclusions de l'enquête, qui pourrait se prolonger jusqu'à fin avril. Les deux hommes ont requis l'anonymat.

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a confirmé mardi que le Saint-Siège était au courant de cette nouvelle affaire de pédophilie.

http://qc.news.yahoo.com/s/capress/100317/monde/bresil_eg...

19:58 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Eglise

"L'Eglise catholique dissimule des faits de pédophilie"

L'évêque allemand chargé de faire la lumière sur le scandale d'abus sexuels commis sur des mineurs par des prêtres en Allemagne, a accusé mardi l'Eglise catholique de "dissimulation" au quotidien régional Rhein Zeitung.
 
"D'après nos informations, il y a eu dissimulation", a admis l'évêque de Trêves, Stephan Ackerman. "Là où il n'y a pas eu de volonté d'éclaircissement, et où des auteurs d'abus ont été simplement mutés, nous devons admettre qu'il y eu dissimulation dans toute une série de cas", a-t-il souligné.
 
"Au cours des discussions des derniers jours, j'ai appris que nous portions trop notre regard sur la protection des auteurs" d'abus, a ajouté l'évêque chargé fin février par la conférence épiscopale allemande de traiter ces affaires qui secouent l'Eglise catholique allemande depuis fin janvier.
 
"Tous les cas qui nous ont été communiqués seront élucidés" cette année, tout comme "la question des dédommagements", a assuré l'évêque. Depuis fin janvier, des révélations d'anciens abus sexuels commis il y a des décennies dans des établissements catholiques sont quasiment quotidiennes en Allemagne, patrie du pape Benoît XVI.
 
L'Eglise catholique allemande a promis de faire la luimière sur toutes les accusations. Le pape bavarois Benoît XVI, mis en cause vendredi pour avoir autorisé en 1980, à titre d'archevêque de Munich, la mutation dans son diocèse d'un prêtre soupçonné de pédophilie, a apporté son "soutien" à l'action de l'Eglise allemande pour élucider ces affaires.
(belga)

16/03/10

19:51 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Brésil

Scandale de pédophilie au Brésil

Les scandales de pédophilie impliquant l'Eglise ont éclaboussé mardi le plus grand pays catholique du monde, le Brésil, où le Vatican a reconnu l'existence d'accusations contre des prêtres pour abus sexuels.
 
Les cas ont été révélés au grand jour par des images tournées en caméra cachée par une des victimes montrant le père Luiz Marques Barbosa, 82 ans, faisant l'objet d'une fellation de la part d'un enfant de choeur devant un autel, dans le petit Etat pauvre d'Alagoas (nord-est du Brésil).
 
La diffusion la semaine dernière de cette vidéo dans le cadre d'un programme télévisé de la chaîne SBT, a fait scandale dans le pays de plus de 190 millions d'habitants où 74 pc se déclarent catholiques. Après la relation sexuelle, la caméra fait un gros plan sur le visage du prêtre qui demande: "Qui est là? Qui c'est? ".
 
Le reportage a également diffusé les déclarations de trois anciens enfants de choeur narrant les abus qu'ils ont subis de la part de trois prêtres de la ville d'Arapiraca à 120 km de Maceio, la capitale d'Alagoas, dont le père Marques Barbosa. Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a reconnu mardi l'existence d'accusations d'abus sexuels. Un des prêtres "a été renvoyé de sa paroisse et est sous accusation de la part de la justice civile", a-t-il dit. Les faits reprochés aux deux autres, suspendus de leurs fonctions, "sont en cours d'examen", a-t-il ajouté.
(belga/mb)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1080...

19:49 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2010

Pédophilie passive d'un prêtre à cause de sa maîtresse!

Publié le 11/03/2010 | 12:54

Un prêtre accusé de pédophilie passive

Par Fabrice DUBAULT  

 

Le religieux de Montpellier s'est livré à des téléchargements d'images interdites. L'évêché condamne ces actes

Des images à caractère pédophile et pornographiques ont été découvertes sur l'ordinateur d'un prêtre de Montpellier qui va faire l'objet d'une expertise psychiatrique. A l'issue de cette expertise, une décision sera prise concernant le curé de la paroisse Saint-Martin âgé de 58 ans, a-t-on appris de source judiciaire.

Ce curé avait déjà fait l'objet d'un rappel à la loi, après qu'il eut envoyé des SMS au mari de sa maîtresse. Il officiait depuis 2001 à la paroisse Saint-Martin de Montpellier.

Dans le cadre de cette procédure, les enquêteurs ont découvert des images à caractère pédophile sur son ordinateur, selon une source proche de l'enquête.

Interrogé, le curé a indiqué s'être "laissé aller" après sa rupture avec sa maîtresse.

Puis il a finalement reconnu que le téléchargement de ces images était antérieur à la rupture.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le curé ne s'est livré qu'à ces téléchargements d'images.

L'évêché de Montpellier, mercredi soir, a condamné ces actes, s'ils s'avérent exactes.

 

http://sud.france3.fr/info/languedoc-roussillon/un-pretre...

02:00 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maitresse pretre |  Facebook |

Double perversion!

ABUS SEXUELS

Prêtres pédophiles : "une perversion individuelle doublée d'une perversion institutionnelle"

Interview de Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique critique Golias.

Face aux récents scandales de pédophilie en Europe, le Vatican affirme avoir agi avec "rapidité et "détermination". Comment jugez-vous cette ligne de défense ?

- La réaction du Vatican s'explique par l'accumulation d'affaires depuis une quinzaine d'années. Aujourd'hui, le rythme s'accélère. La proportion de cas dévoilés en Europe est sans commune mesure avec ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Par conséquent, le Vatican s'arc-boute. Il botte en touche en disant: "c'est pareil dans le reste de la société". Ce sont les prétextes habituels pour ne pas remettre en cause le fonctionnement de l'Eglise. Mais le constat ne suffit plus. Les vagues s'amoncellent et font chavirer la barque de Pierre. En pleine année sacerdotale, ces affaires tombent très mal. Il n'y a pas pire image qu'un prêtre qui salit un enfant. Le Vatican est confronté à une tempête qu'il ne veut pas affronter.

Que faudrait-il alors modifier dans le fonctionnement de l'Eglise catholique pour prévenir les abus sexuels ?


- L'Eglise catholique, de par son idéologie très moralisatrice et dogmatique, n'est plus opérante dans la prise en compte de l'humanité et de la psychologie des hommes et des femmes. Elle maintient dans un carcan les candidats au sacerdoce. Or, une mutation radicale devrait avoir lieu au niveau des personnels permanents, à savoir les prêtres et les évêques. Ils ne devraient plus seulement être recrutés parmi les mâles célibataires. L'Eglise doit aussi revoir sa morale fondée sur la dichotomie bien/mal. Au-delà de la question du célibat, c'est une révolution culturelle qui doit s'engager. Ce changement avait été envisagé avec le Concile Vatican II en 1962, mais il a ensuite été stoppé net en 1968, avec l'encyclique "Humanae vitae", qui interdit notamment la contraception. Ce texte, qui a constitué un véritable séisme, a persuadé l'opinion que l'Eglise était incapable d'engager une réflexion sur la sexualité sans être culpabilisante.

Le célibat des prêtres est régulièrement pointé du doigt. Pensez-vous qu'il soit la cause principale des abus ?

- Le célibat est l'un des éléments qui pousse les prêtres à commettre des actes pédophiles, mais ce n'est pas l'unique explication. De nombreux candidats au sacerdoce présentaient une grande immaturité sur le plan sexuel et camouflaient, inconsciemment, leur pédophilie. On a embarqué ces personnes dans une aventure pour laquelle elles n'étaient pas prêtes.
Pendant des années, l'Eglise a manqué de discernement et a couvert leurs transgressions, en se contentant de déplacer les prêtres pédophiles. La perversion individuelle s'est alors doublée d'une perversion institutionnelle. Le système s'apparente à du crime organisé. La justice a rétabli des repères moraux.

On a du mal à comprendre que l'Eglise catholique, pour laquelle la morale est si importante, couvre de tels abus…

- Tout comme il existe une raison d'Etat, il y a une raison d'Eglise. Elle l'emporte sur le droit des victimes. Pour éviter le face-à-face avec la justice des hommes, l'Eglise préfère s'arc-bouter sur une défense minimaliste. Elle refuse de remettre en cause le système qui a causé et cautionné les abus. Elle balade les familles de victimes.

Comment, dans ce contexte d'omerta, les langues ont-elles pu se délier?

- Un grand nombre de familles catholiques, très pratiquantes, ont été les victimes de prêtres en qui elles avaient une entière confiance. Lorsqu'elles ont demandé des comptes, les évêques se sont contentés de déplacer les personnes incriminées. La prise de conscience des familles a alors été très douloureuse. Dans notre culture de sécularisation, le droit des enfants a émergé. Les parents ont réussi à se détacher de la notion de sacralisation du prêtre et sont rentrés dans une dynamique associative, notamment aux Etats-Unis, dans les années 1990. Les victimes américaines ont ainsi reçu des dédommagements très importants. Ce modèle a fait école en Europe. En France, le procès de l'abbé Bissey, en 2000, a été un électrochoc. Non seulement l'abbé Bissey a écopé de 18 ans de prison, mais la justice a également sanctionné l'autorité hiérarchique, en la personne de l'évêque Pierre Pican. Par solidarité de caste, des évêques ont mis du temps à comprendre cette condamnation. Il a fallu que justice soit rendue pour que l'Eglise prenne peu à peu conscience de la responsabilité institutionnelle. Les évêques signalent désormais de plus en plus les cas de pédophilie.

Qu'a changé l'arrivée de Benoît XVI ?

- Benoît XVI est profondément affecté par ces scandales, car des faits se sont déroulés dans son pays d'origine, l'Allemagne. Son frère, Georg Ratzinger, faisait partie d'une chorale où des membres disent avoir subi des abus. Par ailleurs, l'abbaye d'Ettal fait l'objet d'une enquête pour des actes de pédophilie présumés remontant aux années 70. L'abbaye dépend du diocèse de Munich, dirigée à l'époque par le cardinal Joseph Ratzinger, l'actuel pape. Benoît XVI est donc touché à titre personnel.
D'une manière générale, ce pontificat a radicalisé une orientation très intransigeante en matière de morale et de sexualité. Mais de nombreux chrétiens se détachent désormais de cette vision. Ils ne cautionnent pas les abus et n'hésitent plus à s'exprimer. L'Eglise devient un objet institutionnel comme un autre. Elle est confrontée à un effet boomerang, car souvent les victimes ne parlent que plusieurs années après les faits. Le besoin de vérité est très vivace.

Le pape doit s'adresser prochainement aux catholiques d'Irlande. Qu'attendez-vous de son message ?

- J'ai peur que son discours ne soit qu'un acte de repentance. S'il reste dans un registre purement compassionnel et s'il dédouane l'Eglise, une fois de plus, le Vatican aura raté le rendez-vous avec l'Histoire. Je crains que l'on ne puisse discerner dans les paroles du pape une remise en cause, pourtant nécessaire, de l'institution.

Interview de Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique critique Golias par Bérénice Rocfort-Giovanni


(le jeudi 11 mars 2010)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interv...

01:56 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Prêtre pédophile

 

 

Rome: Pédophilie, la "tolérance zéro" de Benoît XVI

"Un pédophile ne peut pas être prêtre"   

Rome, 16 février 2010 (Apic) La réunion à huis clos de Benoît XVI avec les évêques diocésains d’Irlande, les 15 et 16 février 2010, était la première de ce genre organisée à un tel niveau au Vatican. Si Jean Paul II avait déjà convoqué en avril 2002 les cardinaux américains en plein scandale sur les cas de prêtres pédophiles aux Etats-Unis, Benoît XVI, pour qui "un pédophile ne peut pas être prêtre", s’est montré particulièrement intransigeant en ce domaine depuis le début de son pontificat.

Avant la convocation de l’ensemble des évêques irlandais, Benoît XVI avait déjà appelé en consultation au Vatican, le 11 décembre dernier, le cardinal Sean Brady, président de la Conférence épiscopale irlandaise, ainsi que Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin. A l’issue de cette première réunion, à laquelle participaient déjà des responsables de la Secrétairerie d’Etat du Vatican et plusieurs chefs de dicastère, le Saint-Siège avait alors fait part de la "honte" et du "profond regret" de …

 

http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&am...

01:53 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pretre pedophile |  Facebook |

Propos remarquables!

ROME, 6 mars 2010 (AFP) -

Pédophilie: "faire sérieusement le ménage dans l'Eglise" catholique (cardinal Kasper)

"Assez. Il faut sérieusement faire le ménage dans notre Eglise", à travers la condamnation des coupables d'actes de pédophilie et l'indemnisation des victimes, a estimé samedi le cardinal Walter Kasper, l'un des proches collaborateurs du pape Benoît XVI, dans une interview.

"Les abus sexuels sur des mineurs de la part de responsables du clergé sont des actes criminels, honteux, des péchés mortels inadmissibles", a déclaré au journal La Repubblica (gauche) l'influent prélat allemand, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens et membre de plusieurs dicastères du Vatican (équivalent de ministères).

Selon le cardinal Kasper, "le pape n'a pas l'intention de rester à regarder" sans agir et il exige "la tolérance zéro à l'égard de ceux qui se rendent coupables de fautes aussi graves". Ce sont des crimes "exécrables, impardonnables qui doivent être punis avec une fermeté absolue", a ajouté Mgr Kasper.

Il voit pour preuve de la détermination du pape les récentes démissions exigées d'évêques irlandais accusés d'avoir "couvert" des abus sur des enfants commis pendant des décennies par des prêtres.

Le pape "ne va pas s'arrêter là", a assuré le cardinal Kasper en évoquant la lettre pastorale à l'Eglise d'Irlande prévue pour les semaines à venir.

Dans l'entretien à La Repubblica, le cardinal a laissé entendre que ce message pourrait être étendu à l'ensemble de l'Eglise.

"J'imagine qu'une problématique aussi scabreuse apparue non seulement en Irlande mais aussi aux Pays-Bas, en Allemagne et aux Etats-Unis, mérite une analyse plus large concernant peut-être l'Eglise universelle, et pas un seul pays", a expliqué le cardinal, tout en ajoutant que c'était "au Saint Père de le décider".

Au scandale de pédophilie touchant le clergé d'Irlande rendu public fin 2009, sont venus s'ajouter ces dernières semaines des révélations d'abus sexuels dans des écoles catholiques en Allemagne, notamment la chorale des Petits chanteurs de Ratisbonne (Bavière), dirigée pendant près de 30 ans, par le frère du pape, l'évêque Georg Ratzinger.

http://la-croix.com/afp.static/pages/100306102545.dgdcn72...

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09/03/2010

Et encore...

LA BOMBE A RETARDEMENT DES ABUS SEXUELS DU CLERGE :
Le frère du pape sur la sellette.

Un malheur ne vient jamais seul. Le pape doit s’arracher les cheveux. Son propre frère est désormais sur la sellette dans une affaire d’abus sexuel. Non pas pour avoir commis en personne de tels abus. Mais parce qu’ils ont eu lieu au sein du chœur des petits chanteurs de la cathédrale de Ratisbonne en Allemagne. Dont Mgr Georg Ratzinger, frère de Joseph, a été de 1964 à 1994 le Maître de Chapelle.

Des actes de pédophilie furent commis par deux religieux, y compris pendant cette période. Mgr Gerhard Muller, l’évêque en place, va entreprendre une enquête détaillée pour analyser l’étendue des dégâts et pour déterminer s’il y a eu des silences complices...

Cette nouvelle affaire éclate au plus mauvais moment pour l’épiscopat allemand qui vient tout juste de désigner l’évêque de Trèves, Mgr Stephan Ackermann, comme évêque en charge du dossier « pédophilie » suite aux différents scandales qui viennent d’éclater. Mais elle tombe encore plus mal pour la Vatican qui doit faire face à une affaire de mœurs touchant un laïc de l’entourage du pape (voir nos éditions à ce sujet du vendredi 5 mars).

L’histoire semble s’accélérer et s’emballer. Comme si une bombe à retardement explosait enfin.

Pour revenir à l’affaire de Ratisbonne, la répercussion pourrait être immense s’il s’avérait que Georg Ratzinger était au courant. « Quel malheur d’avoir un gendre » disait-on en référence au trafic de décorations qui conduisirent le Président Jules Grévy à quitter sa charge. Mettant en cause son gendre, Daniel Wilson. Dira-t-on un jour « quel malheur d’avoir un frère » en pensant à Benoît XVI.

L’Eglise hollandaise touchée à son tour

Mais après le « Gentilhomme de sa Sainteté » au Vatican soupçonné de « commerce homosexuel » puis les abus sexuels commis sur les « Petits chanteurs » de Ratisbonne, c’est une troisième affaire qui éclate en 24 heures.

Celle d’abus sexuels commis par des membres du clergé hollandais sur des élèves d’un internat de la région d’Arnhem dans les années 1960. Une enquête a été ouverte. Trois victimes ont été identifiée.

Cette enquête va être menée par la commission consultative épiscopale « Aide et droit »,qui devra établir si des abus sexuels ont été commis sur d’autres élèves de l’internat. L’établissement avait accueilli 80 à 100 élèves âgés de 12 à 18 ans par année scolaire, entre 1958 et 1971. Date de la fermeture de l’établissement.

Il ne s’agit pas seulement de préciser l’étendue des violences criminelles. Mais si l’ordre des Salésiens de Don Bosco a pris toutes les mesures nécessaires afin d’éviter que ce genre d’événements se reproduise. Et, éventuellement, la hiérarchie épiscopale compétente.

Comme l’Allemagne, les Pays-Bas ont semble-t-il été longtemps épargnés par ces abus. Ce n’est plus le cas aujourd’hui !

http://www.golias.fr/spip.php?article3605

16:28 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pedophilie, frere pape |  Facebook |

Autriche

Abus sexuels présumés dans deux institutions religieuses.

 

Des cas d'abus sexuels présumés dans deux institutions religieuses autrichiennes, dans les années 1970 et 1980, ont été révélés mardi par la presse selon laquelle l'actuel père supérieur de l'abbaye St-Pierre de Salzbourg a reconnu être impliqué dans l'une des affaires et proposé sa démission.
 
Le père supérieur a reconnu avoir abusé à une reprise d'un jeune Autrichien, âgé aujourd'hui de 53 ans, a indiqué la radio publique Ö1. Fin 2009, le religieux avait proposé dans un courrier à la victime 5.000 euros en échange de son silence, les faits étant juridiquement prescrits, souligne Ö1.
 
Interrogé par la radio, l'archevêque de Salzbourg (nord) Alois Kothgasser a affirmé qu'il s'agissait de "dommages et intérêts". "Nous voulions en établir avec la victime le montant", a-t-il indiqué.
 
Cette victime a aussi affirmé avoir été maltraitée sexuellement pendant six ans par deux anciens religieux de l'abbaye bénédictine. Ces deux hommes, dont un est décédé depuis, ont été arrêtés en 2005 pour abus sexuels sur mineurs au Maroc, selon le parquet de Salzbourg. L'un d'eux a été condamné en Autriche pour ces faits.
 
Au Vorarlberg (ouest), le quotidien local Vorarlberger Nachrichten a révélé mardi un autre cas d'abus sexuel dans un internat religieux de Bregenz, remontant aux années 1980. Le religieux, auteur présumé des faits, avait ensuite été envoyé dans une autre institution au Tyrol (ouest) et aucune plainte n'avait été déposée, a indiqué au journal l'abbé Anselm van der Linde, en charge depuis un an du cloître cistercien de Mehrerau dont dépend l'internat. (belga)

16:22 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pedophilie, pretre |  Facebook |

Allemagne

"Le Vatican a entravé les enquêtes sur les abus sexuels"

La ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser Schnarrenberger, a reproché lundi au Vatican d'avoir entravé les enquêtes sur les abus sexuels dans des établissements scolaires catholiques.
 
"Mur de silence"
"Il y a eu dans de nombreuses écoles et établissements un mur de silence et des informations n'ont pas été remises à la justice", a-t-elle dit à la radio Deutschlandfunk, réagissant à une série de révélations de cas d'abus, souvent anciens, commis sur des élèves en Allemagne.

"Confidentialité"
"Je crois que justement ce mur de silence, s'explique certainement dans les écoles catholiques aussi du fait que, conformément à une directive de 2001, des abus aussi graves sont soumis à la confidentialité du pape et ne doivent pas être divulgués à l'extérieur de l'Eglise", a-t-elle critiqué.

Intervention du parquet
En vertu de cette directive, les soupçons d'abus sexuels sont examinés en interne et "il n'est pas clairement dit de faire intervenir le parquet le plus tôt possible", a souligné la ministre qui a par le passé parrainé une association d'aide aux enfants victimes de sévices sexuels, "Dunkelziffer".

Collège jésuite Canisius
Le scandale a éclaté fin janvier, concernant le prestigieux collège jésuite Canisius à Berlin, qui a reconnu des abus sexuels dans les années 1970 et 1980 impliquant au moins deux anciens professeurs. Depuis, la liste des révélations du même genre remontant souvent à plusieurs décennies ne cesse de s'allonger en Allemagne, où plusieurs religieux ont déjà démissionné.
(belga/mb)

08/03/10 

16:20 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne, eglise, pedophilie, entrave |  Facebook |

17/02/2010

Rome

Le pape reçoit les évêques d'Irlande après les scandales pédophiles

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 15/02/2010

Le pape Benoît XVI a convoqué lundi et mardi les évêques d'Irlande, afin de redonner confiance à leurs fidèles, ébranlés dans leurs convictions par l'impunité des prêtres pédophiles.

"Malheureusement, en diverses occasions" certains membres de l'Eglise irlandaise "ont violé les droits des enfants", a déploré le pape une semaine avant sa rencontre avec les évêques du pays, ce lundi et ce mardi. "Un comportement que l'Eglise ne manque pas et ne manquera pas de déplorer et de condamner", a-t-il affirmé.

Selon un rapport, publié fin novembre, les responsables de l'archevêché de Dublin, le plus important d'Irlande, ont couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région, sur des centaines d'enfants, pendant plusieurs décennies.

"Crimes abominables"

En recevant le 11 décembre le primat de l'Eglise d'Irlande, le cardinal Sean Brady, Benoît XVI avait déjà qualifié de "crimes abominables" les agissements de ces prêtres, qui ont poussé quatre évêques à remettre leur démission.

Le même jour, le pape avait annoncé qu'il publierait une lettre pastorale. Cette déclaration de Benoît XVI pourrait être rendue publique à l'occasion de la rencontre avec la trentaine d'évêques irlandais.

"Rappeler le rôle crucial de l'Eglise"

Cette rencontre viserait à "encourager les fidèles en leur rappelant le rôle crucial de leur Eglise dans la diffusion de la chrétienté à ses débuts", affirme Paddy Agnew, journaliste au Irish Times, dans la version en ligne du quotidien.

Selon lui, la lettre pastorale ne devrait en revanche "pas trop s'attacher aux problèmes administratifs et d'organisation de l'Eglise irlandaise".

Pour Gian Guido Vecchi, du Corriere della Sera, ce texte sera destiné à "redonner confiance" aux Irlandais et proposer des solutions "concrètes et efficaces" pour éviter la répétition de tels crimes.

Responsabilité relative

En préparation de la rencontre avec le pape, les évêques irlandais ont rencontré des associations de victimes d'abus sexuels. "Une rencontre utile et constructive", a déclaré Mgr John McAreavey, évêque de Dromore, précisant que les prélats rapporteraient au pape "tant verbalement que dans des observations écrites, les préoccupations et les souffrances exprimées par les victimes".

Pour John Allen, vaticaniste au National Catholic Reporter, le pape devrait "répéter ce qu'il a dit aux Australiens et aux Américains".

Lors de ses voyages dans ces pays, également frappés par des scandales de pédophilie au sein de l'Eglise catholique, Benoît XVI avait fermement dénoncé ces actes et s'était entretenu avec des victimes et leurs familles.

John Allen relève que huit ans après le scandale, "beaucoup d'Américains estiment que leur Eglise a adopté de nouvelles règles, strictes, qui font qu'un prêtre coupable d'abus sexuels sur un mineur est exclu de la prêtrise".

"Mais le problème de la responsabilité des évêques demeure", relativise-t-il, n'excluant pas que certains d'entre eux continuent à fermer les yeux sur les actes coupables de certains de leurs subordonnés.

Cette rencontre intervient alors qu'un autre scandale de pédophilie a récemment éclaté en Allemagne où trois professeurs de collèges jésuites ont commis des abus sexuels dans les années 1970 et 1980.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-pape-rec...

23:10 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pedophilie eglise |  Facebook |

Irlande

Abus sexuels : les prêtres pédophiles devant le Vatican

Rédaction - 15/02/2010 | eitb.com |
Le pape a prié pour le succès de ce sommet, face à une crise "très grave" dans laquelle des "hommes d'église ont été impliqués dans des actes abominables", a déclaré le numéro 2 du Vatican.

Les évêques irlandais et le pape Benoît XVI se sont réunis pour un sommet exceptionnel, lundi et mardi au Vatican, consacré aux scandales des abus sexuels commis par des représentants du clergé catholique sur des enfants en Irlande. C'est un premier pas qui aboutira à "un voyage de repentance, de réconciliation et de renouveau", selon le primat de l'Eglise d'Irlande, le cardinal Sean Brady.

Benoît XVI devait s'adresser aux 24 prélats irlandais convoqués, collectivement et individuellement. Chacun d'entre eux devait exprimer lors de cette audience avec le pape son point de vue, son action, ou sa connaissance du dossier, mais les "questions précises des démissions" n'étaient pas à l'ordre du jour, selon le porte-parole de la conférence des évêques irlandais, Mgr Joseph Duffy.

La hiérarchie catholique irlandaise, a-t-il reconnu dimanche, a été lente à réagir à ces affaires de pédophilie, qui ont eu lieu pendant des décennies dans les orphelinats ou pensionnats catholiques en Irlande.

Une crise "très grave"

Le pape a prié pour le succès de ce sommet, face à une crise "très grave" dans laquelle des "hommes d'église ont été impliqués dans des actes particulièrement abominables", a déclaré lundi aux évêques le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican.

"Les épreuves qui viennent de l'intérieur (de l'église) sont naturellement les plus dures et humiliantes", a-t-il noté lors d'une homélie durant la messe célébrée avant l'ouverture du sommet, qui se déroule à huis clos. Mais "toute épreuve peut devenir un motif de purification et de sanctification, si elle est illuminée par la foi" et si "le pêcheur reconnaît sa faute".

Mgr Duffy disait s'attendre à des discussions franches. Benoît XVI, explique-t-il, "est très bien renseigné sur ce dossier", pour avoir eu accès "aux documents avant même de devenir pape" et connaître "exactement" leur contenu. Il sait "qu'il ne vit pas au paradis des bienheureux", a observé le prélat.

D'après le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, la discussion portera notamment sur la lettre pastorale spéciale que Benoît XVI a promis d'adresser aux catholiques irlandais. Sa publication, croit savoir Mgr Duffy, n'est pas imminente en raison de l'ampleur du dossier.

Protection de l'Église des prêtres coupables

Un rapport accablant a révélé fin novembre 2009 que l'Eglise catholique irlandaise avait protégé plus d'une centaine de prêtres coupables d'abus sexuels sur mineurs dans l'archevêché de Dublin, ainsi que dans un réseau de foyers pour jeunes en difficulté.

Le rapport de Dublin cite les cas de 46 prêtres ayant molesté et violé des enfants, sans que les faits aient été rapportés à la police par les évêques. Cette situation a duré jusqu'en 1995, quand les premières victimes ont commencé à porter plainte.

Un précédent rapport publié en mai sur les orphelinats, les pensionnats et les maisons de correction gérés par les catholiques avait révélé que des représentants du clergé s'étaient livrés à des abus sexuels, psychologiques et physiques systématiques sur des dizaines de milliers d'enfants entre 1930 et 1990, date à laquelle ces institutions ont fermé.

Complaisance de la police et des autorités

Les deux rapports ont dénoncé la complaisance dont ont fait preuve la police et les responsables des autorités étatiques pour l'enfance à l'égard des représentants catholiques, pour épargner la réputation de l'Eglise.

Une commission dotée d'un fonds public a déjà accordé l'équivalent de plus de 1,152 milliard d'euros à plus de 12.000 rescapés de ces foyers, tandis que l'archidiocèse de Dublin estime à 20 millions d'euros les dommages et intérêts qu'il pourrait être condamné à verser dans différents procès.

A la suite de ces révélations, quatre évêques ayant négligé de prévenir la police d'abus sexuels sur des enfants ont présenté leur démission. Benoît XVI n'a cependant confirmé le départ que de l'évêque de Limerick, Donald Murray. Les trois autres, Raymond Field, Jim Moriarty et Eamonn Walsh, restent en fonctions en attendant la décision du pape.

Andrew Madden, ancien enfant de choeur qui a été le premier à porter plainte publiquement en 1995, s'est dit pessimiste concernant les chances de voir "le pape et les évêques faire ce qui est nécessaire ou ce qui convient".

"Il est clair que la plupart des évêques devraient démissionner, parce qu'ils ont couvert des crimes ignobles", a-t-il estimé dans un entretien à l'Associated Press. Mais "la plupart d'entre eux s'accrocheront à leur poste, sans égard pour la détresse que cela cause aux victimes", a-t-il ajouté.

http://www.eitb.com/infos/europe/detail/356442/abus-sexue...

23:00 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pretres pedophiles |  Facebook |

Il est fatigué le pauvre...

Faits-Divers

“Fatigué” par les affaires, Gilbert Aubry se repose à Maurice

CLICANOO.COM | Publié le 16 février 2010

 

On l’a retrouvé ! Depuis l’affaire Tual et son départ précipité peu de temps après la venue du juge d’instruction à l’évêché, on était sans nouvelle de l’évêque Gilbert Aubry. C’est le père Ibrahim qui a livré l’info en préambule à son homélie, dimanche, lors de la messe aux malades à Saint-Paul. Monseigneur Aubry est à Maurice. Selon père Ibrahim, l’évêque va bien et se repose sur l’Ile Sœur avant de rentrer à la Réunion à la fin du mois. Il serait avant passé par le Vatican, la métropole et la Suisse.

Convocation éprouvante chez le juge

Mais difficile de le dire avec exactitude tant l’Église n’a pas joué la transparence à ce sujet. Il faut dire qu’au lendemain de la révélation de l’affaire de pédophilie concernant le curé de Bras-Panon, les nerfs de Monseigneur Aubry ont été mis à rude épreuve. Il a dû faire face à une visite du juge d’instruction et à une convocation dans le bureau du même magistrat instructeur comme simple témoin pour savoir s’il avait connaissance des agissements de Michel Tual, mis en examen le 18 décembre pour agressions sexuelles, tentative de viol et corruption de mineurs. Devant le juge, buvant verre d’eau sur verre d’eau, l’évêque avait redit qu’il avait rappelé à l’ordre le père Tual et lui avait interdit de recevoir des enfants à la cure. Il n’en fallait pas plus pour fragiliser un homme à la santé déjà vacillante. Quelques jours plus tard, dans un communiqué, il se disait “affecté et fatigué” et annonçait qu’il ne célébrerait pas la messe de Noël. Son séjour hors du département a-t-il été rallongé à la suite de l’affaire Hoarau, curé de Sainte-Marie mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions ? L’histoire ne le dit pas. Mais nul doute qu’il a suivi cette nouvelle affaire à distance. Et c’est une Église ébranlée et pleine de doute qu’il risque de retrouver dans quelques semaines…

N.G.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=236587&p...

 

22:56 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eveque pedophilie |  Facebook |