06/05/2011

"Dégoûtant", comme "une gifle à la face des victimes"

La plupart des députés flamands qui ont participé à la Commission parlementaire sur les abus sexuels commis dans une relation d'autorité se sont indignés des propos tenus par l'ancien évêque Roger Vangheluwe.Les évêques de Belgique doivent donner un signal et prendre leurs distances avec M. Vangheluwe, estime Renaat Landuyt (sp.a) qui a dénoncé une minimisation des faits. "Il doit être très douloureux pour les victimes de constater que rien n'a changé chez l'intéressé", a-t-il souligné.

Siegfried Bracke (N-VA) dit espérer que l'interview n'est pas "représentative de l'Eglise". Le député regrette que l'ancien évêque n'établisse pas un lien spécifique entre l'Eglise et les abus. "L'Eglise est quand même une institution qui, par excellence, est fondée sur des valeurs", a-t-il ajouté.

Le vice-président de la Commission, Stefaan Van Hecke (Groen! ), n'a pas mâché ses mots: "Dégoûtant", a-t-il lancé. Selon lui, le prêtre n'a pas paru affecté par ces faits: "Une gifle à la face des victimes".

La vice-présidente Carina Van Cauter (Open Vld) a quant à elle dénoncé "une absence totale de sentiment de culpabilité".

De son côté, le sénateur Rik Torfs (CD&V) a estimé que Roger Vangheluwe n'aurait pas dû s'exprimer et que "c'est un homme qui a un problème". "En parlant aussi superficiellement de ces affaires, il ne rend pas service à l'Eglise", a-t-il ajouté, tout en considérant que l'interview montre que l'ancien évêque n'a pas pris conscience de ses actes. "C'est particulièrement douloureux pour les victimes", a-t-il encore dit. (belga/7sur7)

 

11:24 Écrit par J.D. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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