20/05/2010

AFRIQUE

Afrique: La pédophilie des prêtres catholiques: un sujet encore tabou

Sunday 16 May 2010


Pédophilie : l’Eglise d’Afrique aussi. Les médias exposent au grand jour les agissements des prêtres pédophiles sur le continent,

par Alicia Koch

13 mai 2010 Source : http://www.afrik.com/

Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur les actes pédophiles de ses pairs, mardi à Lisbonne. Un discours attendu alors qu’on lui reprochait notamment de couvrir certains de leurs abus. Ce sont aujourd’hui les prêtres africains qui se retrouvent sous les projecteurs médiatiques. En effet, l’Eglise catholique n’est pas exempte de scandales pédophiles sur le continent. C’est ce qu’a déclaré Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans une homélie le 1er avril dernier. Des évènements qui ternissent l’image de l’Eglise catholique en Afrique et dans le monde.

La sexualité déviante des prêtres fait à nouveau la une des journaux. Le pape Benoît XVI, vertement critiqué pour sa discrétion quant aux scandales pédophiles ayant éclaboussé l’Eglise catholique ces dernières semaines s’est exprimé, mardi à Lisbonne, capitale portugaise. « Nous voyons aujourd’hui d’une façon vraiment terrifiante que la plus grande persécution de l’Eglise ne vient pas de ses ennemis extérieurs mais qu’elle procède du péché au sein même de l’Eglise », a-t-il déclaré aux journalistes. Seulement quelques mois avant ces propos, Mgr Angelo Sodano, ancien secrétaire d’Etat du Saint-Siège et aujourd’hui doyen du collège des cardinaux, présentait ces allégations de pédophilie comme « des ragots sans importance ». Un point de vue qui en dit long sur le chemin à parcourir ausein de la hiérarchie catholique.

Ces scandales pédophiles qui touchent l’Eglise catholique en Europe et aux Etats-Unis n’ont pas épargné le continent africain. « Je sais que l’Eglise d’Afrique souffre des mêmes maux », a affirmé le responsable de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe et archevêque de Johannesburg, Buti Tlhagale, dans une homélie le 1er avril dernier. Une référence aux « scandales douloureux de l’Eglise d’Irlande ou d’Allemagne » impliquant le pape Benoît XVI et nombre de ses pairs. Plus tabous et moins médiatisés, les actes pédophiles dans le clergé africain semblent moindres. Une hypothèse démentie par un prêtre congolais des facultés théologiques de Kinshasa. « Au sein de l’Eglise, on n’a pas le droit d’en parler. L’institution est gênée, elle ne joue pas le jeu de la transparence. De manière hypothétique, il y a eu des cas en Afrique », explique-t-il. Loi du silence oblige.

Pédophilie, un mot tabou en Afrique ?

Mais cette réticence à la dénonciation connait quelques exceptions récemment dévoilées par la presse. En Ouganda, le ministre de l’éthique et de l’intégrité James Nsaba Buturo a appelé, au début du mois, les habitants de son pays à lutter contre les prêtres catholiques aux valeurs morales plus que douteuses. Le Père Santos Constantino Wapokura, âgé de 45 ans, aurait notamment abusé de deux jeunes filles et leur aurait transmis le virus du VIH-Sida. Le gouvernement incite la justice à se saisir de l’affaire. L’ecclésiastique risque la réclusion à perpétuité. Et il est loin d’être le seul. Le mois dernier, l’Eglise catholique kenyane enquêtait sur la déclaration de quatre jeunes hommes affirmant avoir été agressés sexuellement par un prêtre italien officiant à la maison des enfants quelques années auparavant. La radio mozambicaine signalait également, au début du mois de mai, qu’un prêtre jésuite italien installé au Brésil avait été transféré au Mozambique suite à des allégations d’abus sexuels impliquant huit garçons et jeunes hommes.

Une affaire en particulier a fait plus de bruit que les autres. Celle, il y a cinq ans, du père François Lefort des Ylouses, un prêtre français ayant officié au Sénégal dans les années 1990. Il avait finalement été condamné en 2005 à huit ans de réclusion et à une amende de 134 000 euros pour agressions sexuelles, viols et tentatives de corruption sur six Sénégalais de moins de 15 ans. La République démocratique du Congo ou encore le Zimbabwe ont connu des faits similaires ces dernières années. Ce sont au total, près de 40 cas de violences sexuelles sur mineurs qui ont été signalés aux autorités depuis 14 ans sur tout le continent africain, indique le responsable de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe. Mais le concept même de pédophilie semble avoir du mal à se frayer un chemin dans l’opinion publique africaine. « Tout le monde accepte si un prêtre est avec une femme, mais personne ne comprendrait ce qu’il cherche chez un jeune garçon. Cela signifie qu’aucun enfant ne serait cru s’il affirmait qu’un prêtre l’avait touché », affirme Felix Koffi Ametepe, ancien pasteur du Burkina Faso.

Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur les actes pédophiles de ses pairs, mardi à Lisbonne. Un discours attendu alors qu’on lui reprochait notamment de couvrir certains de leurs abus. Ce sont aujourd’hui les prêtres africains qui se retrouvent sous les projecteurs médiatiques. En effet, l’Eglise catholique n’est pas exempte de scandales pédophiles sur le continent. C’est ce qu’a déclaré Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans une homélie le 1er avril dernier. Des évènements qui ternissent l’image de l’Eglise catholique en Afrique et dans le monde.

Ce sujet sensible fait cependant la une de tous les journaux européens depuis plusieurs semaines. Certains responsables du Vatican en viennent même à accuser les médias d’entamer une campagne de dénigrement de l’Eglise catholique. Plus grave encore, au Zimbabwe, Fidelis Mukonori, prêtre jésuite et aumônier du président Robert Mugabe soupçonne les journalistes de s’emparer de ces histoires « pour l’argent », mais également pour masquer leurs propres activités déviantes. « Ceux qui trouvent du plaisir à écrire sur les péchés des autres peuples sont eux-mêmes des pécheurs », a-t-il déclaré à sa congrégation. Des propos qui ont provoqué l’ire des médias et qui laissent à penser que le chemin vers le pardon est encore long.

 

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Belgique

Les prêtres pédophiles poursuivis même si prescription

mercredi 28 avril 2010

Même sur base d’une vieille plainte en cas d’abus sexuels dans une relation pastorale, la police peut agir. Pas directement à l’encontre des auteurs mais en vue de protéger les victimes

Même si la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale se rendait devant la police avec de vielles plaintes concernant des prêtres pédophiles, la police pourrait quand même agir. Pas directement à l’encontre des auteurs mais en vue de protéger les victimes, a indiqué Peter De Waele, chef de la cellule pédophilie de la police fédérale à Bruxelles, dans le quotidien De Morgen.

« Nous enregistrons chaque déclaration, vielle ou pas », indique M. De Waele. « Le procureur peut décider de lancer une enquête, même en cas de prescription, afin de protéger les mineurs d’âge actuellement présents dans l’entourage du prêtre pédophile. » Le délai de prescription est de dix ans dès que la victime fête son 18e anniversaire. Ce sont pourtant surtout des quadragénaires et cinquantenaires qui se présentent devant la commission.

Il serait toutefois possible d’agir quand même, pas tant en première instance à l’encontre des auteurs d’abus mais en vue de protéger de nouvelles victimes potentielles.

(D’après Belga)

 

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-28/les-pr...

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France

Jacques Gaillot reconnaît son erreur d'avoir accueilli un prêtre pédophile

RELIGION - L'ancien évêque d'Evreux explique qu'«à l'époque, l'Eglise fonctionnait ainsi»...

Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux, a reconnu lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France son «erreur» d'avoir accueilli dans les années 1980 dans son diocèse un prêtre coupable d'actes pédophiles, expliquant qu'«à l'époque, l'Eglise fonctionnait ainsi». «On rendait service. On vous demandait d'accueillir un prêtre indésirable et vous l'acceptiez. C'est ce que j'ai fait, il y a plus de vingt ans. C'était une erreur», confie Mgr Gaillot, au moment où l'Eglise catholique est secouée par une vague de scandales pédophiles.

En 1987, l'Eglise avait autorisé un prêtre canadien, Denis Vadeboncoeur, à exercer en France alors qu'il avait été condamné à 20 mois de prison au Canada en 1985 pour de multiples faits de pédophilie. Mgr Jacques Gaillot, au courant de ces faits, l'avait pourtant nommé en 1988 curé et vicaire épiscopal, le mettant en contact avec des enfants dans l'ouest de l'Eure.

Denis Vadeboncoeur a été condamné en 2005 par la cour d'assises de l'Eure à 12 ans de réclusion criminelle pour viols d'un mineur, commis entre 1989 et 1992. Au cours du procès, Mgr Gaillot avait déjà exprimé des regrets .Aujourd'hui, il assure que «dans l'Eglise, les choses ont changé. Maintenant, on s'en remet à la justice. On sort peu à peu de cette culture du secret».

http://www.20minutes.fr/article/395612/France-Jacques-Gai...

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Italie

Première en Italie : un évêque témoigne au procès d'un prêtre pédophile

| Pour la première fois en Italie, un évêque a été appelé à témoigner et à justifier sa conduite jeudi à Rome au procès d'un prêtre de 56 ans accusé d'avoir commis des actes pédophiles lorsqu'il était sous son autorité, a constaté un journaliste de l'AFP.


| 20.05.2010

Pour la première fois en Italie, un évêque a été appelé à témoigner et à justifier sa conduite jeudi à Rome au procès d'un prêtre de 56 ans accusé d'avoir commis des actes pédophiles lorsqu'il était sous son autorité, a constaté un journaliste de l'AFP.

Mgr Gino Reali, évêque de Porto-Santa Rufina, dans la banlieue de Rome, a raconté comment l'accusé, Don Ruggero Conti, arrêté en juin 2008, avait "démenti" en septembre 2006, au cours de la fête patronale de sa paroisse de Selva Candida, les rumeurs selon lesquelles il avait eu des "comportements incorrects avec des enfants".

"Pour moi, les affirmations (mettant en cause Don Ruggero) présentaient un grand manque de fiabilité, je ne les ai pas crues", a-t-il expliqué. "Je les ai vues comme le fruit de la rancune" de personnes mal intentionnées, a-t-il ajouté.

En novembre 2006 toutefois, il fut alerté par un jeune homme, Marco Zazza, qui lui affirma que pendant une sortie en camping six ou sept ans plus tôt, Don Ruggero l'avait embrassé et s'était livré à des attouchements sur lui. L'évêque a affirmé l'avoir incité à en référer à la police, mais Marco Zazza a renoncé parce qu'il ne voulait pas que ses parents aient connaissance de cette affaire.

A la suite de ces confidences, Mgr Reali a demandé à Don Ruggero de "se conduire plus prudemment avec les enfants et de ne pas les recevoir chez lui".

En décembre 2006, un autre jeune homme, Marco Facinelli, âgé de 23 ans, lui raconta avoir subi des sévices sexuels de la part du prêtre une dizaine d'années plus tôt.

"J'ai trouvé ce garçon sincère et lui ait dit de tout mettre par écrit et d'aller à la police", a-t-il raconté. S'il mit en effet par écrit son expérience, le jeune homme renonça cependant à aller à la police car "il ne voulait pas que ses parents le sachent".

L'évêque mit en place un tribunal diocésain pour traiter l'affaire, qui fut finalement classée lorsque Marco Facinelli ne se présenta pas à l'audience.

Le procureur s'est alors étonné de l'inaction de l'évêque : "Après tout cela, il ne vous est pas venu à l'esprit que d'autres mineurs pourraient subir des abus ?" lui a-t-il lancé.

"Je n'ai pas reçu d'autres informations jusqu'à l'arrestation de Don Ruggero" en juin 2008, s'est expliqué l'évêque, qui a argué du poids des activités imposées par son diocèse, "très grand, qui compte 500.000 habitants, 55 paroisses et une centaine de prêtres".

Il a toutefois ajouté avoir "rencontré à ce propos quelqu'un de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (chargée des questions de discipline, ndlr), mais de façon informelle".

S'indignant de la passivité de Mgr Reali, un avocat de la partie civile, Me Nino Marazzita, a demandé à ce qu'il soit inculpé de recel de malfaiteur.

Au cours de l'audience, un autre prêtre, ex-collaborateur de Don Ruggero, Don Claudio Peno Brighetto, a expliqué l'avoir un jour surpris en 2006 "en train de toucher un garçon entre les jambes".

La prochaine audience du procès, qui se déroule devant la sixième section pénale du tribunal de Rome, doit avoir lieu le 15 juin.

 

http://www.tdg.ch/depeches/monde/premiere-italie-eveque-t...

23:30 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Belgique

Un prêtre pédophile communique avec des jeunes sur Netlog

La justice enquête afin de déterminer si un prêtre et professeur, condamné pour pédophilie, cherche à nouveau à entrer en contact avec des jeunes, notamment via le site de réseau social Netlog, indiquent mercredi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

 

Les parents d'un élève du collège Sint-Vincentius d'Ypres se sont rendus en juin 2008 devant la direction en indiquant que le prêtre et professeur Tom F. avait agressé leur fils. Le prêtre en question avait bénéficié l'an dernier d'une suspension s'il se soumettait à de strictes conditions. Au sein et aux alentours de l'école, c'était l'étonnement lorsque l'on apprit qu'il officiait à nouveau comme vicaire à Beernem.

 

Il est "ami" avec un ado de 13 ans

Il y serait entré régulièrement en contact avec des jeunes. C'est ce qu'on peut notamment constater sur une photo sur le site internet de la communauté paroissiale et sur le profil Netlog de l'homme de 38 ans, où on voit qu'il est récemment devenu "ami" avec un adolescent de 13 ans.

 

Pourtant, il ne peut plus avoir de contact avec des mineurs

Ce comportement serait totalement contraire à ses conditions probatoires, qui indiquaient qu'il pouvait officier à nouveau comme vicaire après un accompagnement psychologique et s'il n'était en aucune façon en contact avec des mineurs d'âge. Selon le bourgmestre de Beernem, c'est le cas. "Nous exerçons une vigilance accrue."

 

L'évêché de Bruges a pris connaissance de l'affaire

L'évêché de Bruges n'était pas au courant mardi de cette affaire. "Nous lui avons clairement dit qu'il devait se limiter dans ses nouvelles fonctions à la célébration de la messe et de funérailles et devait se ternir loin des jeunes", insiste le porte-parole, qui s'est montré étonné d'apprendre que le prêtre était "ami" sur Netlog avec un paroissien âgé de 13 ans. "C'est intolérable."

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/faits_divers/449512/u...

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