17/04/2010

Norvège

Norvège: un ex-évêque catholique admet avoir abusé d'un mineur

(07/04/2010)

Un ex-évêque catholique norvégien d'origine allemande, Georg Müller, a reconnu avoir abusé sexuellement d'un mineur il y a une vingtaine d'années C'est ce qu'a annoncé l'Eglise catholique norvégienne mercredi. L'Eglise catholique en Norvège est sous le choc après qu'il a été révélé (...) que l'ex-évêque (Georg) Müller de Trondheim (sud) a reconnu être coupable d'abus sexuel sur un mineur et admis que c'était la raison de son départ de ses fonctions l'an dernier", écrit-elle dans un communiqué.

Georg Müller, 58 ans et né près de Trèves en Allemagne, avait quitté ses fonctions d'évêque de Trondheim l'an dernier, officiellement pour des incompabilités de travail.
Selon le quotidien norvégien Adresseavisen, qui a révélé l'affaire, les faits se sont déroulés il y a environ 20 ans alors que Müller était prêtre à Trondheim. La victime, un enfant de choeur à l'époque aujourd'hui âgé d'une trentaine d'années, a bénéficié d'une indemnisation de l'Eglise.

OSLO

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/306659/nor...

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France

 

Un prêtre de Rouen mis en examen jeudi pour "agressions sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité", un autre du même diocèse soupçonné de "détention d'images à caractère pédopornographique", un curé de l'Aube mis en examen vendredi dernier pour "agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques"... L'Église de France est elle aussi touchée en son sein par les scandales de pédophilie qui ébranlent le monde catholique.

Les évêques de France le savent bien. "Nous continuons d'exercer notre vigilance", assurent-ils dans une lettre adressée au pape vendredi dernier. Un courrier dans lequel l'épiscopat français exprime
sa "honte" et ses "regrets" devant ces affaires de pédophilie qui défrayent la chronique en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, en Italie, en Autriche et en Allemagne. "Nous avons confirmé les dispositions prises par notre Conférence, il y a maintenant dix ans", précisent également les évêques, faisant référence à une déclaration de novembre 2000 , dans laquelle ils reconnaissent pour la première fois explicitement l'existence de la pédophilie dans l'Église française. "Ces actes de pédophilie, l'Église les condamne absolument", précisaient-ils alors. Allant même plus loin : "Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice."

Le secret de la confession en question

Une initiative inédite, qui intervient dans un contexte particulier. La fin des années 1990 est marquée par la retentissante affaire Dutroux, ce Belge condamné pour pédophilie. Dans l'Église, ce sont deux procès qui défraient la chronique en 2000. Un prêtre de Bordeaux est accusé d'atteintes sexuelles sur huit enfants mineurs : il sera condamné à quatre ans de prison ferme. Mais surtout, dans le Calvados, l'abbé René Bissey est condamné à dix-huit ans de prison pour viol. Une peine d'autant plus commentée que l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Pierre Pican, écope d'une peine de trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des crimes de l'abbé. Une première à l'époque, que le principal intéressé n'a toujours pas digérée dix ans plus tard. "Aujourd'hui je ne dénoncerais pas plus qu'hier", maintient l'évêque. Interrogé vendredi par
RTL , Mgr Pican, qui doit quitter son diocèse le 2 mai prochain, assure "préférer être condamné par la justice de [son] pays que de trahir [sa] conscience".

Pourtant, en 1998, la Conférence des évêques de France publiait
un bulletin relatif à la pédophilie (voir ci-dessous), le premier du genre, où sont abordés les problèmes de conscience. "À l'instar du secret professionnel (médical en particulier), l'Église gère un "secret confié (...) Il a parfois été mal interprété (...) Il a pu servir de prétexte à occulter des actes pédophiles graves", reconnaît pour la première fois l'épiscopat français, insistant lourdement : "La confidence du prêtre pédophile ne saurait étouffer le mortifère. S'il y a eu passage à l'acte, il faut amener le prêtre à réparer et éventuellement à se signaler à la justice. Parfois, s'il n'obtempère pas, celui qui a connaissance d'agissements pervers doit lui-même effectuer la démarche. Il ne peut être question de "couvrir" des actes graves".

En 2002, les évêques français enfoncent le clou en publiant un livret sans ambiguïté. "Lutter contre la pédophilie, repères pour les éducateurs".
Cette publication détaille les définitions de la pédophilie, les pistes pour détecter des comportements à risque, mais s'attarde surtout sur cette question du secret de la confession. "Il ne doit pas fonctionner comme un lieu de non-droit ou une échappatoire devant les responsabilités juridiques et morales de chacun", écrivent alors les évêques. Ce texte est celui qui fait toujours autorité dans l'Église de France.

REGARDEZ le bulletin publié par la Conférence des évêques de France en 1998, le premier du genre où sont abordés les problèmes de conscience :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-04-02/scand...

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2010/04/01/pedophilie-pourquoi-l-eglise-a-ferme-les-yeux_1327571_3208.html

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France

Un prêtre de Rouen arrêté pour des faits de pédohilie.

Un prêtre du diocèse de Rouen soupçonné d'agressions sexuelles sur un mineur de moins de 15 ans, pour des faits datant de 1992 et 1993, a été mis en examen mercredi, ont annoncé jeudi le parquet et le diocèse dans des communiqués séparés.

Le Père Jacques Gaimard, par ailleurs directeur de l'antenne de Haute-Normandie de Radio Chrétienne de France (RCF), a été placé en garde à vue lundi dans le cadre d'une enquête diligentée par le SRPJ de Rouen à la suite d'une plainte. Présenté à un juge d'instruction, le prêtre a été mis en examen mercredi pour "agressions sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans par personne ayant autorité" et placé sous contrôle judiciaire.

Dans le cadre de l'affaire, un autre prêtre du diocèse, le Père Philippe Richir, curé de la paroisse Saint Martin de Canteleu, près de Rouen, s'est vu notifier sa qualité de "témoin assisté" pour des soupçons de "détention d'images à caractère pédo-pornographique". Ces derniers faits sont apparus, de manière incidente, au cours de l'enquête menée sur le Père Gaimard. L'archevêque de Rouen Mgr Jean-Charles Descubes a lui-même révélé la mise en cause de ces deux prêtres.

"Ma pensée va d'abord à la victime qui a dû construire sa personnalité et sa vie avec une souffrance occultée pendant de longues années", a commenté l'archevêque. Mgr Descubes a précisé que ces deux prêtres avaient été suspendus de leurs fonctions pastorales dans l'attente des jugements des tribunaux français et la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi.

"Il revient à la justice de qualifier la gravité de ces délits qui doivent être réprouvés et condamnés", a-t-il déclaré. Dans son communiqué, l'archevêque a ajouté que sa pensée allait aussi "à nos deux confrères à qui il revient maintenant d'assumer les conséquences de leurs actes". (afp)

01/04/10 17h52

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France

Eglise: pourquoi la France est épargnée par les scandales pédophiles

Le scandale a éclaté plus tôt qu'en Irlande ou en Allemagne et l'Eglise a adopté à temps un arsenal préventif et répressif. Mais elle peut être rattrapée à tout moment.

Par comparaison avec l'énormité du scandale qui a éclaté dans des pays comme les Etats-Unis, l'Irlande, l'Allemagne ou l'Autriche, la France paraît — provisoirement? — épargnée par les affaires de pédophilie du clergé. Selon la conférence des évêques, on compte actuellement dans l'hexagone une dizaine de prêtres ou de religieux mis en examen pour des faits d'abus sexuels commis sur des mineurs.

C'est encore trop, mais on est loin des chiffres ahurissants enregistrés chez nos voisins. Selon un responsable de la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi, Mgr Charles Scicluna, qui vient de révéler cette statistique, un total de 3.000 accusations a été porté contre des prêtres dans le monde, de 2001 à 2010, pour de tels crimes commis au cours des cinquante dernières années.

Cette relative modestie des abus en France a de quoi étonner. Comme en Irlande ou en Allemagne, l'Eglise a contrôlé des pans entiers de l'éducation des jeunes Français. Si son influence décline, elle possède encore un nombre élevé d'établissements confessionnels, internats ou externats. Jusqu'aux années 1960-1970 — celles qui ont donné lieu aux centaines de délits sexuels révélés seulement aujourd'hui, ce sont des prêtres ou des religieux qui, en majorité, ont assuré l'enseignement dans ses établissements. L'Eglise a aussi une longue tradition de présence et d'action dans les mouvements de jeunesse: patronages, scoutisme, aumôneries, etc. Et pourtant les dénonciations sont moins massives en France qu'en Allemagne ou en Irlande. Faut-il mettre ce fait sur le compte d'une vertu plus grande du clergé français ou d'un moindre militantisme des associations de victimes? Ce serait trop réducteur.

Ouverture

Il faut y voir, d'abord, l'effet d'une «dé-cléricalisation» plus précoce des établissements catholiques. En moins grand nombre qu'autrefois, les prêtres et religieux français ont laissé la place à des catholiques laïcs pour enseigner et pour gérer leurs écoles, collèges et lycées. De même, à part le scoutisme qui reste influent, les mouvements de jeunesse catholiques ont périclité au cours des dernières décennies.

Cette «dé-cléricalisation» a été accélérée par les lois laïques qui régissent le secteur de l'éducation en particulier. Les établissements catholiques sous contrat avec l'Etat sont soumis à des obligations de caractère public. Ce ne sont plus ces espaces clos que connaît encore la toute puissante Eglise d'Irlande qui n'a de comptes à rendre à personne. Les internats en France fonctionnent de manière moins fermée.

Une certaine philosophie cléricale explique aujourd'hui l'extension des scandales liés aux abus sexuels dans un clergé qui s'est cru longtemps impuni. Elle donne l'illusion à l'Eglise qu'elle est au dessus de la justice, de la démocratie et de toute transparence. Cette philosophie a prévalu plus longtemps dans d'autres pays que la France où elle n'est plus possible, compte tenu du système de séparation entre l'Eglise et l'Etat. La laïcité à la française a permis moins d'entorse à la règle publique.

La deuxième raison de la relative faiblesse du nombre de scandales en France s'explique-t-elle par une approche probablement plus saine de la sexualité dans les pays latins? Il est éclairant de noter que ce sont des «pays du Nord» — Irlande, Pays-Bas, Allemagne — qui sont le plus touchés par les affaires de prêtres pédophiles, alors que l'Italie, l'Espagne ou la France défraient moins la chronique.

Tout se passe comme si les abus des années 1950-1970 avaient été cachés par une culture du secret alors propre aux pays du Nord qui, aujourd'hui, vole en éclats sous la pression des associations de victimes. Ces scandales remontent à des périodes où l'on parlait moins librement qu'aujourd'hui de la sexualité. «Des générations entières, explique un sociologue, qui ne trouvaient pas les mots pour exprimer la souffrance des victimes, sont capables aujourd'hui de la dire grâce à l'évolution de la société vers plus de liberté».

L'affaire Bissey-Pican

En France, il n'y a pourtant pas de quoi pavoiser. L'Eglise n'a pas été complètement épargnée par le scandale. On peut même dire qu'elle a été touchée plus tôt que ses voisines et que les mesures qu'elle a su prendre précocement expliquent aussi la relative discrétion d'aujourd'hui. La première affaire, fortement médiatisée, remonte à l'année 1996 quand avaient été révélés les agissements de l'abbé René Bissey, prêtre du diocèse de Bayeux, accusé d'un viol et de plusieurs agressions sexuelles sur des mineurs.

Elle avait connu un rebondissement spectaculaire avec la mise en examen de son supérieur hiérarchique, un évêque, Mgr Pierre Pican, pour «non-dénonciation de crimes et d'atteintes sexuelles». La preuve avait été apportée que cet évêque avait eu connaissance d'une partie des faits reprochés à l'abbé Bissey sans les signaler à la justice. Il en avait été informé par son propre collaborateur, un vicaire général, qui avait reçu les confidences de la mère d'une des jeunes victimes.

En octobre 2000, l'abbé Bissey a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises du Calvados. Le procès de son évêque s'est tenu quelques mois plus tard, en juin 2001, au tribunal correctionnel de Caen. L'homme d'Eglise a bâti sa défense sur l'«option de conscience» qui s'attache au secret professionnel reconnu aux ministres du culte (secret de la confession). Mais le jugement n'a pas retenu cet argument: Mgr Pican avait couvert d'autres faits concernant d'autres victimes que celle qui s'était confiée à son collaborateur. Il a donc été condamné à trois mois de prison avec sursis. Ce qui avait provoqué la colère de son avocat: «C'est la première fois qu'un évêque est condamné depuis la Révolution française!».

Du côté des victimes, on pensait au contraire que cette condamnation allait permettre une prise de conscience pour que l'Eglise ne couvre plus jamais ce type de délits et de crimes. L'évêque n'a d'ailleurs pas fait appel de sa condamnation. Il a également refusé de donner sa démission.

Arsenal de référence

Cette affaire Bissey-Pican a conduit les évêques de France à se munir, plus tôt que dans les pays voisins, d'un arsenal préventif et répressif visant les prêtres pédophiles. Dès le mois de novembre 2000, dans le cadre de l'assemblée plénière de Lourdes, ils ont adopté une déclaration qui leur sert encore aujourd'hui de référence: «Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice. Ils doivent réparer le mal qu'ils ont fait et porter le poids de la peine infligée par l'Eglise et par la société». Le rôle de l'évêque dans ces affaires impliquant des prêtres est lui aussi nettement défini: «Il ne peut ni ne veut rester passif, encore moins couvrir des actes délictueux».

Autrement dit, l'évêque ne peut plus garder le silence, ni se contenter de muter simplement un prêtre soupçonné ou convaincu de pédophilie. Il doit le dénoncer, «signaler» son cas à la justice, comme le prévoit la loi pour tout éducateur qui se livre à de tels méfaits.

L'Eglise de France a également publié en avril 2002 une sorte de feuille de route à l'usage de ses éducateurs et des familles, intitulé «Lutter contre la pédophilie», rédigé par des théologiens, des psychologues et des hommes de loi, pour les aider à détecter les comportements pédophiles. C'est un outil précieux car, dans ce type d'affaire, la structure psychique de la personnalité est en cause autant que l'identité sacerdotale.

«Tolérance zéro»

Il n'est pas facile de réunir les éléments suffisants et sûrs permettant de savoir si un éducateur, prêtre ou non, a effectivement commis des actes de caractère répréhensible. Mais cette difficulté ne doit pas être un prétexte pour céder à la culture du secret, de la dénégation, du repli sur les reflexes d'autodéfense institutionnels.

Eclaboussée par l'affaire Bissey-Pican, la hiérarchie catholique en France n'ignore pas qu'elle peut encore être rattrapée, à tout moment, par d'autres dénonciations de délinquance ou crimes sexuels commis par ses prêtres. Mais elle a conscience d'avoir pris à temps des mesures de transparence, de «tolérance zéro» et de collaboration avec la justice civile. Elle souffre du discrédit qui frappe aujourd'hui toute l'Eglise devant le caractère massif des révélations aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne, en Autriche. «C'est une vraie souffrance, dit un évêque interrogé par Slate.fr, de savoir que des enfants sont démolis par des prêtres que l'on appelle «Pères». Mais il faut accepter de payer pour les fautes commises par notre corporation».

Aussi comprend-on mieux le double objectif fixé par les responsables catholiques en France: d'une part, prendre en compte en priorité les victimes, c'est-à-dire les écouter et les aider à se reconstruire; d'autre part, presser le coupable de se dénoncer et la victime à porter plainte. Signe des temps: on a vu un évêque accompagner l'un de ses prêtres dans le bureau du procureur!

Henri Tincq

A lire sur le même sujet et du même auteur: La tolérance zéro selon Benoît XVI, Le pape peut-il se faire mettre à la porte? et la Curée sur les prêtres catholiques

http://www.slate.fr/story/18755/eglise-pourquoi-la-france...

02:45 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

et encore....

Le Vatican aurait couvert les abus sexuels d’un prêtre américain sur des enfants sourds.

 

RELIGION - Il est soupçonné d'avoir violenté environ 200 enfants...

Après le scandale en Irlande, un nouveau scandale aux Etats-Unis. Le futur pape Benoit XVI et d'autres responsables du Vatican auraient couvert les abus sexuels d'un prêtre américain soupçonné d'avoir violenté environ 200 enfants d'une école pour sourds dans le Wisconsin, selon des documents ecclésiastiques obtenus par le New York Times

Les documents provenant d'une action en justice sur cette affaire font état à ce sujet d'une correspondance adressée directement par le prêtre Lawrence C. Murphy au cardinal Joseph Ratzinger en 1996, qui présidait la Congrégation pour la doctrine de la Foi, avant de devenir le Pape Benoit, affirme le New York Times. Lawrence C. Murphy travaillait dans cette école de 1950 à 1974.

>> Retrouvez le déroulé de l'affaire, dans la chronologie du New York Times 

Cette affaire comprend des actions en justice contre l'archevéché de Milwaukee, entreprises par cinq hommes dont les avocats ont transmis au journal ces documents tenus longtemps secrets.

Procès secret devant un tribunal ecclésiastique

Un procès secret devant un tribunal ecclésiastique contre le père Lawrence C. Murphy avait été stoppé après qu'il eut écrit à Joseph Ratzinger le suppliant d'arrêter cette procédure, ajoute le Times.

«Je veux simplement vivre le temps qui me reste dans la dignité de mon sacerdoce», écrit le révérend Murphy au cardinal Ratzinger. «Je demande votre aide dans cette affaire» poursuit le religieux américain.

Aucune réponse de Joseph Ratzinger ne figure dans les documents, et Lawrence Murphy est mort deux ans plus tard en 1998 alors qu'il était toujours prêtre, ajoute le New York Times.

Jamais rapporté aux autorités

Les documents du Wisconsin, poursuit le Times, montrent que trois archevêques de l'Etat savaient que Lawrence Murphy abusait d'enfants mais cela n'a jamais été rapporté aux autorités civiles.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a déclaré au New York Times que cette nouvelle affaire était «tragique», estimant que le révérend Murphy abusait d'enfants «particulièrement vulnérables», soulignant la notification tardive au Vatican et que de préalables enquêtes à ce sujet avaient été écartées.

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Belgique

ARLON

arlon Violé à l'ISMA dans les années 70 ?

L'affaire fait grand bruit depuis qu'un ancien élève s'est confi é : il aurait été abusé par des frères maristes, il y a trente ans, à Arlon. Récit.

 

L'homme en vient au fait : dans les années 1970, alors qu'il était jeune élève à l'institut Sainte-Marie d'Arlon (ISMA), il aurait été victime des agissements de plusieurs frères maristes, lesquels l'auraient non seulement maltraité, mais surtout abusé sexuellement. « Selon lui, poursuit Robert Schneider, les premiers faits datent de l'époque où il avait 12 ans et était encore en 6eannée primaire. » Il faut savoir en effet qu'à l'époque, de nombreux jeunes Grand-Ducaux sont placés en internat à l'ISMA dès cet âge. Et que s'ils ont fermé leurs portes l'année dernière, les dortoirs de l'école de la rue de Bastogne ont été longtemps très prisés des parents grand-ducaux. Dans les années 70, c'est encore le cas. Dorment là « les petits, les moyens et les grands » .

Le prolongement de cette information dans notre dédition de ce vendredi.

Il y a quelques jours, un homme de 45 ans a poussé la porte du Tageblatt, l'un des quotidiens du Grand-Duché et, comme cela arrive si souvent dans notre profession, a demandé à s'entretenir avec un journaliste. C'est Robert Schneider qui a reçu le quadragénaire. « À la suite des dernières révélations sur la face cachée des faits de moeurs commis par des membres du clergé, cet homme voulait se confier, vider son sac », témoigne notre confrère.

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France

Un prêtre de l'Aube a été mis en examen pour agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques

Créé le 26.03.10

FAIT-DIVERS - Il possédait sur son ordinateur «des photographies souvenirs de moments passés en compagnie d'adolescents»...

Le prêtre de Marcilly-le-Hayer (Aube) a été mis en examen mercredi pour «agression sexuelle et détention d'images pédopornographiques» après une plainte déposée par un jeune majeur, rapporte ce vendredi le quotidien régional L'Est Eclair.

Placé sous contrôle judiciaire strict

Interpellé lundi par les gendarmes, le père Jacques Breton a été placé sous contrôle judiciaire strict à l'issue de sa garde à vue. Il lui est désormais interdit d'entrer en contact avec des mineurs.

«Une plainte a été déposée par un jeune majeur» pour une agression sexuelle «dont il aurait été victime», précise l'Est Eclair. Cependant, une source proche de l'enquête a indiqué que le prêtre avait nié les faits. L'enquête doit se poursuivre dans les semaines à venir.

Des images pédopornographiques retrouvées sur son ordinateur

Toutefois, les enquêteurs ont également retrouvé sur l'ordinateur du prêtre «des photographies souvenirs de moments passés en compagnie d'adolescents. Des images à caractère pédopornographique sur lesquelles les enfants apparaissent nus», ajoute le quotidien. Le père Jacques Breton aurait reconnu avoir pris les clichés. Il mettait également à disposition d'adolescents des «lignes téléphoniques et des portables», d'après l'Est Eclair.

«Cette nouvelle nous bouleverse tous. Notre première pensée est pour ceux qui sont blessés par ces actes, jeunes, victimes, familles. Mais l'heure ne doit pas être au jugement et à la condamnation. Il faut attendre de connaître la vérité des faits», a réagi dans un communiqué l'évêque de Troyes, Marc Stenger, qui s'est engagé à ce que le prêtre quitte le village de Marcilly-le-Hayer pendant l'instruction.

C.C. avec agence

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Suisse

Pas un seul jour sans une nouvelle affaire de pédophilie, en Europe, aux Etats-Unis et en Suisse également. Des prêtres pédophiles seraient même toujours en activité en Suisse Romande. A qui la faute? A l'Eglise qui n'a pas suffisamment pris au sérieux ce fléau? Au célibat des prêtres? Infrarouge ouvre le débat.

Débat du 23 mars 2010

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Rome

«Le remord» et «la honte» de Benoit XVI: insuffisant pour les victimes.

20.03.10

RELIGION - Le pape s'exprimait samedi après le scandale de pédophilie au sein de l'église catholique irlandaise...

Le pape Benoît XVI a exprimé la «honte» et le «remords» de toute l'Eglise face au scandale de pédophilie dans le clergé irlandais, annonçant des initiatives en faveur «d'une guérison et d'un renouveau», dans sa lettre aux catholiques d'Irlande publiée samedi.

Le pape s'est dit «vraiment désolé» face aux souffrances des victimes d'abus commis par des prêtres et s'est dit «disposé» à les rencontrer, en rappelant l'avoir fait à plusieurs reprises par le passé, notamment aux Etats-Unis en 2008.

Dans cette lettre destinée à être lue dimanche dans toutes les paroisses irlandaises, Benoît XVI a affirmé que les hommes d'Eglise coupables d'actes pédophiles devront en «répondre» non seulement «devant Dieu» mais aussi devant la justice ordinaire.

Parmi les mesures annoncées par le pape dans sa lettre figure l'annonce d'une «visite apostolique», c'est-à-dire une enquête «dans plusieurs diocèses d'Irlande», ainsi que dans «des séminaires et congrégations religieuses». La visite devra aider l'église locale «dans son chemin de renouveau».

Le pape a également dénoncé «les graves erreurs de jugement» commises par l'épiscopat irlandais, accusé d'avoir couvert des centaines de cas de pédophilie commis sur plusieurs décennies par des religieux.

Des «remords» qui ne suffisent pas. Le pape est est «loin» d'avoir satisfait à toutes les attentes et laisse des questions sans réponses, ont estimé samedi des groupes de victimes. «Les victimes espéraient une reconnaissance de la manière outrageante dont elles ont été traitée», a ainsi déclaré la directrice générale du groupe One in Four, Maeve Lewis. L'absence d'excuse à cet égard est douloureux à l'extrême.»

http://www.20minutes.fr/article/392102/Monde-Le-remord-et...

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Allemagne

Pédophilie: le diocèse de Munich croule sous les accusations

Le diocèse de Munich, qui fut celui du pape Benoît XVI, est confronté à un «tsunami» d’allégations d’abus sexuels et physiques, a déclaré la responsable d’un groupe de travail du diocèse chargé de prévenir les abus sexuels.

Le diocèse bavarois est confronté à la révélation quotidienne de nouvelles allégations d’abus sexuels et physiques, a précisé Elke Hümmeler dans un entretien à l’Associated Press. Mme Hümmeler estime à environ 120 le nombre de cas recensés à ce jour, dont une centaine concernent l’internat du monastère d’Ettal, dirigé par des moines bénédictins.

Elle souligne toutefois que son rôle n’est pas de traiter les cas anciens d’abus, mais d’aider à mettre sur pied un programme de prévention. Vendredi, son Groupe de travail sur la prévention des abus sexuel, récemment créé, a commencé ses travaux.

D’ici à novembre, il doit élaborer un plan global pour lutter contre les abus sexuels dans l’Eglise catholique allemande, secouée par des allégations d’abus sexuels et physiques sur des mineurs depuis le début de l’année.

En charge des oeuvres sociales du diocèse, Mme Hümmeler a précisé que les allégations affectaient plusieurs institutions, qu’elle n’a toutefois pas nommées. Le diocèse de Munich dirige une vingtaine d’écoles, 570 garderies et de nombreux groupes de jeunesse.

La semaine dernière, le diocèse a confirmé le cas d’un prêtre qui avait été muté en 1980 à Munich en provenance d’Essen (nord-ouest), où des parents l’avaient accusé d’abus sexuels sur leurs enfants.

Le prêtre avait suivi une thérapie, mais avait ensuite recommencé à travailler avec des jeunes. Il a été reconnu coupable d’abus sexuels en 1986.

Le cardinal Joseph Ratzinger -l’actuel pape Benoît XVI- était l’archevêque de Munich et de Freising au moment où le prêtre avait été muté à Munich. Selon le diocèse, Mgr. Ratzinger était au courant du transfert du prêtre, mais pas de la poursuite de ses activités au contact de fidèles.

Erwin Wild, alors porte-parole du conseil des prêtres du diocèse, a précisé que lui et ses confrères n’avaient pas été informés par le cardinal Ratzinger que le prêtre était accusé d’abus sexuels sur mineurs, ce qu’il regrette. «Nous aurions dû savoir», dit-il.

http://www.lameuse.be/actualite/monde/2010-03-19/pedophil...

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