17/02/2010

Rome

Le pape reçoit les évêques d'Irlande après les scandales pédophiles

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 15/02/2010

Le pape Benoît XVI a convoqué lundi et mardi les évêques d'Irlande, afin de redonner confiance à leurs fidèles, ébranlés dans leurs convictions par l'impunité des prêtres pédophiles.

"Malheureusement, en diverses occasions" certains membres de l'Eglise irlandaise "ont violé les droits des enfants", a déploré le pape une semaine avant sa rencontre avec les évêques du pays, ce lundi et ce mardi. "Un comportement que l'Eglise ne manque pas et ne manquera pas de déplorer et de condamner", a-t-il affirmé.

Selon un rapport, publié fin novembre, les responsables de l'archevêché de Dublin, le plus important d'Irlande, ont couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région, sur des centaines d'enfants, pendant plusieurs décennies.

"Crimes abominables"

En recevant le 11 décembre le primat de l'Eglise d'Irlande, le cardinal Sean Brady, Benoît XVI avait déjà qualifié de "crimes abominables" les agissements de ces prêtres, qui ont poussé quatre évêques à remettre leur démission.

Le même jour, le pape avait annoncé qu'il publierait une lettre pastorale. Cette déclaration de Benoît XVI pourrait être rendue publique à l'occasion de la rencontre avec la trentaine d'évêques irlandais.

"Rappeler le rôle crucial de l'Eglise"

Cette rencontre viserait à "encourager les fidèles en leur rappelant le rôle crucial de leur Eglise dans la diffusion de la chrétienté à ses débuts", affirme Paddy Agnew, journaliste au Irish Times, dans la version en ligne du quotidien.

Selon lui, la lettre pastorale ne devrait en revanche "pas trop s'attacher aux problèmes administratifs et d'organisation de l'Eglise irlandaise".

Pour Gian Guido Vecchi, du Corriere della Sera, ce texte sera destiné à "redonner confiance" aux Irlandais et proposer des solutions "concrètes et efficaces" pour éviter la répétition de tels crimes.

Responsabilité relative

En préparation de la rencontre avec le pape, les évêques irlandais ont rencontré des associations de victimes d'abus sexuels. "Une rencontre utile et constructive", a déclaré Mgr John McAreavey, évêque de Dromore, précisant que les prélats rapporteraient au pape "tant verbalement que dans des observations écrites, les préoccupations et les souffrances exprimées par les victimes".

Pour John Allen, vaticaniste au National Catholic Reporter, le pape devrait "répéter ce qu'il a dit aux Australiens et aux Américains".

Lors de ses voyages dans ces pays, également frappés par des scandales de pédophilie au sein de l'Eglise catholique, Benoît XVI avait fermement dénoncé ces actes et s'était entretenu avec des victimes et leurs familles.

John Allen relève que huit ans après le scandale, "beaucoup d'Américains estiment que leur Eglise a adopté de nouvelles règles, strictes, qui font qu'un prêtre coupable d'abus sexuels sur un mineur est exclu de la prêtrise".

"Mais le problème de la responsabilité des évêques demeure", relativise-t-il, n'excluant pas que certains d'entre eux continuent à fermer les yeux sur les actes coupables de certains de leurs subordonnés.

Cette rencontre intervient alors qu'un autre scandale de pédophilie a récemment éclaté en Allemagne où trois professeurs de collèges jésuites ont commis des abus sexuels dans les années 1970 et 1980.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-pape-rec...

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Irlande

Abus sexuels : les prêtres pédophiles devant le Vatican

Rédaction - 15/02/2010 | eitb.com |
Le pape a prié pour le succès de ce sommet, face à une crise "très grave" dans laquelle des "hommes d'église ont été impliqués dans des actes abominables", a déclaré le numéro 2 du Vatican.

Les évêques irlandais et le pape Benoît XVI se sont réunis pour un sommet exceptionnel, lundi et mardi au Vatican, consacré aux scandales des abus sexuels commis par des représentants du clergé catholique sur des enfants en Irlande. C'est un premier pas qui aboutira à "un voyage de repentance, de réconciliation et de renouveau", selon le primat de l'Eglise d'Irlande, le cardinal Sean Brady.

Benoît XVI devait s'adresser aux 24 prélats irlandais convoqués, collectivement et individuellement. Chacun d'entre eux devait exprimer lors de cette audience avec le pape son point de vue, son action, ou sa connaissance du dossier, mais les "questions précises des démissions" n'étaient pas à l'ordre du jour, selon le porte-parole de la conférence des évêques irlandais, Mgr Joseph Duffy.

La hiérarchie catholique irlandaise, a-t-il reconnu dimanche, a été lente à réagir à ces affaires de pédophilie, qui ont eu lieu pendant des décennies dans les orphelinats ou pensionnats catholiques en Irlande.

Une crise "très grave"

Le pape a prié pour le succès de ce sommet, face à une crise "très grave" dans laquelle des "hommes d'église ont été impliqués dans des actes particulièrement abominables", a déclaré lundi aux évêques le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican.

"Les épreuves qui viennent de l'intérieur (de l'église) sont naturellement les plus dures et humiliantes", a-t-il noté lors d'une homélie durant la messe célébrée avant l'ouverture du sommet, qui se déroule à huis clos. Mais "toute épreuve peut devenir un motif de purification et de sanctification, si elle est illuminée par la foi" et si "le pêcheur reconnaît sa faute".

Mgr Duffy disait s'attendre à des discussions franches. Benoît XVI, explique-t-il, "est très bien renseigné sur ce dossier", pour avoir eu accès "aux documents avant même de devenir pape" et connaître "exactement" leur contenu. Il sait "qu'il ne vit pas au paradis des bienheureux", a observé le prélat.

D'après le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, la discussion portera notamment sur la lettre pastorale spéciale que Benoît XVI a promis d'adresser aux catholiques irlandais. Sa publication, croit savoir Mgr Duffy, n'est pas imminente en raison de l'ampleur du dossier.

Protection de l'Église des prêtres coupables

Un rapport accablant a révélé fin novembre 2009 que l'Eglise catholique irlandaise avait protégé plus d'une centaine de prêtres coupables d'abus sexuels sur mineurs dans l'archevêché de Dublin, ainsi que dans un réseau de foyers pour jeunes en difficulté.

Le rapport de Dublin cite les cas de 46 prêtres ayant molesté et violé des enfants, sans que les faits aient été rapportés à la police par les évêques. Cette situation a duré jusqu'en 1995, quand les premières victimes ont commencé à porter plainte.

Un précédent rapport publié en mai sur les orphelinats, les pensionnats et les maisons de correction gérés par les catholiques avait révélé que des représentants du clergé s'étaient livrés à des abus sexuels, psychologiques et physiques systématiques sur des dizaines de milliers d'enfants entre 1930 et 1990, date à laquelle ces institutions ont fermé.

Complaisance de la police et des autorités

Les deux rapports ont dénoncé la complaisance dont ont fait preuve la police et les responsables des autorités étatiques pour l'enfance à l'égard des représentants catholiques, pour épargner la réputation de l'Eglise.

Une commission dotée d'un fonds public a déjà accordé l'équivalent de plus de 1,152 milliard d'euros à plus de 12.000 rescapés de ces foyers, tandis que l'archidiocèse de Dublin estime à 20 millions d'euros les dommages et intérêts qu'il pourrait être condamné à verser dans différents procès.

A la suite de ces révélations, quatre évêques ayant négligé de prévenir la police d'abus sexuels sur des enfants ont présenté leur démission. Benoît XVI n'a cependant confirmé le départ que de l'évêque de Limerick, Donald Murray. Les trois autres, Raymond Field, Jim Moriarty et Eamonn Walsh, restent en fonctions en attendant la décision du pape.

Andrew Madden, ancien enfant de choeur qui a été le premier à porter plainte publiquement en 1995, s'est dit pessimiste concernant les chances de voir "le pape et les évêques faire ce qui est nécessaire ou ce qui convient".

"Il est clair que la plupart des évêques devraient démissionner, parce qu'ils ont couvert des crimes ignobles", a-t-il estimé dans un entretien à l'Associated Press. Mais "la plupart d'entre eux s'accrocheront à leur poste, sans égard pour la détresse que cela cause aux victimes", a-t-il ajouté.

http://www.eitb.com/infos/europe/detail/356442/abus-sexue...

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Il est fatigué le pauvre...

Faits-Divers

“Fatigué” par les affaires, Gilbert Aubry se repose à Maurice

CLICANOO.COM | Publié le 16 février 2010

 

On l’a retrouvé ! Depuis l’affaire Tual et son départ précipité peu de temps après la venue du juge d’instruction à l’évêché, on était sans nouvelle de l’évêque Gilbert Aubry. C’est le père Ibrahim qui a livré l’info en préambule à son homélie, dimanche, lors de la messe aux malades à Saint-Paul. Monseigneur Aubry est à Maurice. Selon père Ibrahim, l’évêque va bien et se repose sur l’Ile Sœur avant de rentrer à la Réunion à la fin du mois. Il serait avant passé par le Vatican, la métropole et la Suisse.

Convocation éprouvante chez le juge

Mais difficile de le dire avec exactitude tant l’Église n’a pas joué la transparence à ce sujet. Il faut dire qu’au lendemain de la révélation de l’affaire de pédophilie concernant le curé de Bras-Panon, les nerfs de Monseigneur Aubry ont été mis à rude épreuve. Il a dû faire face à une visite du juge d’instruction et à une convocation dans le bureau du même magistrat instructeur comme simple témoin pour savoir s’il avait connaissance des agissements de Michel Tual, mis en examen le 18 décembre pour agressions sexuelles, tentative de viol et corruption de mineurs. Devant le juge, buvant verre d’eau sur verre d’eau, l’évêque avait redit qu’il avait rappelé à l’ordre le père Tual et lui avait interdit de recevoir des enfants à la cure. Il n’en fallait pas plus pour fragiliser un homme à la santé déjà vacillante. Quelques jours plus tard, dans un communiqué, il se disait “affecté et fatigué” et annonçait qu’il ne célébrerait pas la messe de Noël. Son séjour hors du département a-t-il été rallongé à la suite de l’affaire Hoarau, curé de Sainte-Marie mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions ? L’histoire ne le dit pas. Mais nul doute qu’il a suivi cette nouvelle affaire à distance. Et c’est une Église ébranlée et pleine de doute qu’il risque de retrouver dans quelques semaines…

N.G.

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=236587&p...

 

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Le comble!

Faits-Divers

La séroposivité du père Hoarau pèse sur son incarcération

CLICANOO.COM | Publié le 17 février 2010

Mis en examen pour viol sur mineur, le père Jacky Hoarau qui officiait à Sainte-Marie, a été placé en détention le 3 février dernier par le juge des libertés et de la détention. L’homme d’Église faisait, hier, appel de cette décision devant la chambre de l’instruction. Devant les juges, il a expliqué avoir “dérapé”. Sa séropositivité a pesé lourd dans les débats. Les juges ont confirmé son maintien en détention.

L’infraction n’existe pas. Pourtant, il en a été clairement question au moment de placer le père Jacky Hoarau en détention. Séropositif depuis 20 ans, le prêtre ne s’est pas protégé lors des fellations qu’il a imposées à son enfant de chœur. Il a donc fait courir un risque à sa jeune victime. Risque qui ne s’est, fort heureusement, pas soldé par une contamination. Mais qui a pesé lors des débats.

“Une amitié qui a dérapé”

Doit-il rester en détention ? Non, plaide son avocat. Oui, répondront les juges de la chambre de l’instruction. Mais avant que l’audience ne débute, Me Jean-Pierre Gauthier, l’avocat du père Jacky Hoarau, demande le huis clos. Et pour cause, la séropositivité du prêtre n’a, pour l’heure, jamais été abordée publiquement. L’avocat général souhaite la publicité des débats, les juges tranchent et les portes de la salle sont rouvertes. Les faits débutent lors de la Pentecôte 2008. Des attouchements ont lieu, puis des fellations. Si le prêtre ne va pas plus loin, c’est parce que le jeune garçon s’y refuse. Dans le box des accusés, le curé assume ses actes. “Une complicité s’est établie entre nous. Petit à petit, nous sommes arrivés à ces gestes. Je reconnais qu’on n’aurait pas dû en arriver là. C’est une amitié qui a dérapé. Je ne savais plus comment me rétracter. J’en ai perdu le sommeil, le goût de travailler. Lorsque la maman est venue me voir, je lui ai proposé d’aller moi-même voir mon autorité religieuse. Puis je me suis retiré tout le mois de janvier en attendant que la justice fasse son travail.” Le président Olivier Froment l’interroge sur les tags homophobes dénonçant le nom de la victime et le présentant comme l’auteur des faits. “Je n’aurais jamais imaginé une telle chose. Je n’ai aucune idée de la main qui a pu écrire un tel texte, c’est inadmissible.” Le président poursuit : “Si vous reconnaissez les faits, pourquoi contestez-vous votre mandat de dépôt ?” -Parce que c’est mon droit. Et humainement parlant, je reconnais mes torts. Et je ne pense pas que rester enfermé m’aidera à me sentir mieux. J’inflige une souffrance à ma famille.” L’avocat général, François Basset, poursuit l’interrogatoire. “Vous avez dit : je n’avais pas toujours d’explications religieuses à ce que je faisais. Qu’est-ce que cela signifie ?” Réponse de l’homme d’Église. “Je tentais de donner une explication à chacun de nos gestes. Par exemple, quand je l’embrassais sur la bouche, je lui disais que c’était ainsi que s’embrassaient les premiers apôtres.” L’avocat général : “Par rapport à ce qui a été écrit sur le mur, pensez-vous que le jeune garçon est victime ou que c’est lui qui vous a détourné ?” Le prêtre : “Je reconnais les faits et j’accepte ma responsabilité. Il n’est pas question de dire que c’est lui qui m’a détourné.”

“On utilise sa maladie pour justifier sa détention”

Pour Me Jean-Pierre Gauthier qui défend le mis en cause, la détention provisoire ne se justifie pas et le référé-liberté est tout à fait adapté. “Il a reconnu les faits et n’a jamais cherché à fuir ou à faire obstruction. Au contraire. Il a patiemment attendu sa convocation. Si des pressions devaient avoir lieu, elles auraient déjà été exercées. L’évêché est prêt à l’envoyer à la Montagne dans une maison de retraite pour sœurs. On peut l’assigner à résidence et le garder à disposition de la justice. La détention provisoire n’est pas la seule alternative. Quant à sa maladie, il se soigne depuis 20 ans et sa charge virale est faible. Sa capacité à contaminer autrui est quasi-inexistante. Successivement, le substitut de permanence, le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention nous ont opposé sa séropositivité. En quoi le placer en détention va-t-il le guérir ou empêcher une contamination de la victime ? On utilise sa maladie pour justifier sa détention. Il faut savoir exactement de quoi on parle.” Mais le parquet maintient sa position. “Vous avez eu des rapports non protégés avec cet enfant. Il existe une contrainte morale énorme dans votre différence d’âge et dans le fait religieux. Ce garçon vous considérait comme le représentant de Dieu. Je ne pense pas que la détention provisoire soit scandaleuse. Vous êtes poursuivi pour des viols sur mineur par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction. Il y a des risques de pressions familiales et paroissiales. Je requiers le maintien en détention.” Me Jean-Pierre Gauthier réplique aussitôt : “Il n’est pas question de savoir s’il est scandaleux ou pas qu’il soit en détention, mais de savoir si cela est fondé d’un point de vue juridique.” Après délibéré, les magistrats ont prononcé le maintien en détention.

Frédérique Seigle

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13/02/2010

Allemagne

Allemagne

08.02.2010

Un retentissant scandale d'abus sexuels

"Les faux saints. L'Eglise catholique et le sexe", titre l'hebdomadaire allemand. Un scandale a éclaté outre-Rhin après les révélations sur les abus sexuels commis au cours des années 1970 et 1980 par trois professeurs du très huppé collège jésuite Canisius sur leurs élèves. "L'omerta en vigueur depuis des décennies s'effondre", constate le magazine. Selon l'enquête menée par l'hebdomadaire, auprès des 27 diocèses allemands, au moins 94 religieux sont, ou ont été, soupçonnés d'avoir commis des abus sur un nombre indéterminé de mineurs depuis 1995 dans les 24 diocèses qui ont répondu. La Conférence des évêques allemands doit discuter prochainement de l'affaire.

http://www.courrierinternational.com/une/2010/02/08/un-re...

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Allemagne

Der Spiegel

 

 

"Les hypocrites" titre Der Spiegel. Il consacrait un dossier à une église catholique secouée, dans un nouveau pays, par la révélation d’une série d’abus sexuels. Une centaine de prêtres seraient impliqués. Le mur du silence se fissure après des années de mutisme imposé !

Tout commence au prestigieux collège de jésuites, Canisius, où dès 1981, une lettre ouverte d’élèves avait dénoncé le comportement d’un des coupables, le père Peter R. Un élève victime d'abus sexuel voulu se venger du père Peter R, et tenta de l'assassiner avec un couteau en 1986. Le jésuite fut blessé, l'élève placé dans un établissement psy ou il se suicida. Mais, pour ne pas démentir sans doute l’image d’hypocrisie qui s’attache aux jésuites, l’ordre a opposé un mur du silence à ces révélations. Les coupables furent mutés dans d’autres institutions où ils purent continuer de sévir.

Ce n’est donc qu’en 2009, que ces agressions sexuelles furent reconnues. Le directeur du collège Canisius se fendit d’une lettre aux anciens élèves où il admit ces agressions, pendant des années, dans l’établissement. Mais outre les trois jésuites concernés, Der Spiegel affirme que, depuis 1995, donc après ces faits qui remontent aux années 70 et 80, au moins 94 religieux et laïcs ont été soupçonnés d'abus sexuels.

Tous protégés par la loi du silence, une loi qu’aurait édictée le quasi Saint pape, le bon Jean XXIII. Il aurait, bien sûr dans un document secret, donné l’ordre en 1962, de considérer ces affaires comme un secret du Saint-Office, inviolable sous peine d’excommunication ! Ordre ou pas, tout s’est bien passé comme cela.

La fille cachée du père Maciel

 

Marcial Maciel

 

 

 

Tout récemment encore, le quasi saint Jean-Paul II fit preuve de la plus grande indulgence envers un plagiaire d’Ignace de Loyola, Marcial Maciel, prêtre mexicain, fondateur des Légionnaires du Christ ! Implantée dans 22 pays, cette institution compterait 70.000 membres, 800 prêtres et 2500 séminaristes. Or, l’ordre a dû admettre que son bien aimé fondateur avait … une fille. Il prétendait, dit-on, qu’il était atteint d’un mal qui l’obligeait à pratiquer l’acte sexuel et qu’il avait une dispense du Vatican. Comme le père Maciel, confondant les dons faits à son ordre avec ses biens propres, a une fortune colossale des tractations financières ont lieu pour éviter que sa fille ne porte l’affaire devant un tribunal pour récupérer l’héritage ! Accusé de pédophilie en 1995, pour des faits remontant aux années 50-60, ce n’est qu’en 2006 qu’il sera invité à prendre sa retraite et à mener "une vie discrète de paix et de pénitence". Il est mort à l’âge de 87 ans.

Cas individuel ? Certes, mais Jean-Paul II qui n’a pu ignorer ces faits gardait sa confiance en ce personnage qui servait sa lutte contre les tenants d’une théologie de la libération en Amérique latine !

D’une tout autre ampleur furent les scandales aux Etats-Unis, au Canada et en Irlande !

Aux Etats-Unis, rien que dans le diocèse de Los Angeles l’église a du débourser 660 millions de dollars en dommages et intérêts à 508 personnes ayant été victimes d'agressions sexuelles. L'Église aurait déjà déboursé plus de 2 milliards de dollars suite à diverses affaires pédophiles. En 2004, une étude estimait à 4 400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et, à 11 000 celui des enfants victimes. La hiérarchie se contentait le plus souvent de déplacer les prêtres soupçonnés, ne faisant que déplacer le problème. Ces scandales ont été exploités par les concurrents sur le marché religieux, alors que les autres églises ne sont pas, loin s’en faut, exemptes de tout soupçon.

Au Canada, ces affaires frappèrent principalement les populations amérindiennes. Les parents autochtones étaient tenus d'envoyer leurs enfants dans des pensionnats (tenus majoritairement par l’église catholique, mais aussi par les églises presbytérienne et anglicane) sous peine d'emprisonnement. Dans certaines écoles, les mauvaises conditions et la surpopulation ont causé des décès par tuberculose allant jusqu'à 69 pour cent des élèves. Ceux qui survivaient subissaient une assimilation forcée (comme les enfants d’aborigènes en Australie), véritable génocide culturel, et étaient victimes de maltraitances et d’abus sexuels.

IrlandeLa très catholique Irlande synthétise à peu près tous ces scandales. Henri Tincq, résume ainsi un premier rapport : « en mai 2009, après une enquête de neuf ans, le rapport Ryan - du nom du juge Sean Ryan - avait révélé que des centaines d'enfants avaient été victimes d'abus sexuels, à partir des années 1940, dans des institutions religieuses de tout le pays. Les chiffres étaient ahurissants. Sur près de 35.000 enfants placés dans des réseaux d'écoles catholiques, ateliers, écoles professionnelles, maisons de correction ou autres institutions pour handicapés, plus de 2.000 avaient déclaré à la commission Ryan avoir souffert d'abus physiques et sexuels perpétrés par des éducateurs, en particulier des prêtres. »

Un deuxième rapport, poursuit H. Tincq « met en cause la responsabilité de la hiérarchie catholique elle-même. Or, celle-ci est accablante pour les archevêques de la capitale accusés d'avoir caché, couvert, étouffé, pendant trente ans, la plupart des abus sexuels. Jusqu'à ces dernières années, aucune mesure de vigilance, ni de répression n'avait même été prise pour prévenir le scandale. »  « La préoccupation de l'archevêché de Dublin, au moins jusqu'au milieu des années 1990, était le maintien du secret, la peur du scandale, la protection de la réputation de l'Église et la préservation de ses biens. Toutes les autres considérations, y compris le bien-être des enfants et la justice pour les victimes, étaient subordonnées à ces priorités », note ce rapport Murphy.

Le ministre irlandais de la Justice Dermot Ahern a souligné “l’ironie cruelle d’une Eglise qui, motivée en partie par le désir d‘éviter le scandale, en a en fait créé un autre, d’une ampleur incroyable”.

Mais l’église catholique s’efforce d’échapper aux poursuites judiciaires par des indemnités payées aux victimes, indemnités payées principalement par … l’état. État certes aussi responsable et, en l’occurrence, coupable d’avoir été sourd aux plaintes des victimes qu’il avait lui-même confiées à cette église devenue la honte de l’Irlande !

http://www.lepost.fr/article/2010/02/11/1935231_eglise-ma...

 

02:45 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/02/2010

Paroles, paroles et paroles

Le pape Benoît XVI condamne les prêtres pédophiles

Religions lundi 08 février 2010

Le pape Benoît XVI a déploré que les droits des enfants aient été violés "en diverses occasions" au sein même de l’Église, lundi en recevant au Vatican les participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille.

L’Église "au long des siècles, à l’exemple du Christ, a fait la promotion de la sauvegarde de la dignité et des droits des mineurs et, de nombreuses façons, en a pris soin", a relevé le pape.

"Malheureusement, en diverses occasions, certains de ses membres, agissant en contradiction avec cet engagement, ont violé ces droits : un comportement que l’Église ne manque pas et ne manquera pas de déplorer et de condamner".

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-pape-Benoit-XVI-...

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Allemagne

Les Jésuites allemands rattrapés par un scandale d'abus sexuels

Actu France Soir, le mercredi 3 février 2010

Le scandale d'abus sexuels dans des collèges jésuites en Allemagne prend de plus en plus d'ampleur. Un troisième professeur, un nouvel établissement, et plusieurs autres victimes ont été impliqués dans l'affaire.

Dans une lettre d'excuses adressée à 500 anciens élèves et lors d'une conférence de presse à Berlin, le père Klaus Mertes, recteur du collège Canisius, avait admis la semaine dernière qu'il y avait eu des agressions "systématiques et pendant des années" dans ce prestigieux établissement jésuite de Berlin qui a formé de nombreux membres de l'élite économique et politique du pays. Le prélat a assuré avoir été mis au courant de ces abus en 2004 par deux élèves qui l'avaient prié de ne pas faire de révélations publiques.

Mardi, le responsable provincial des jésuites pour l'Allemagne, Stefan Dartmann, a annoncé mardi soir qu'un troisième prêtre avait été mis en cause après avoir reconnu des abus à une date non précisée sur un élève à Hanovre (centre). Ce prêtre qui a été suspendu et a enseigné au collège Canisius de Berlin, à Hanovre, et à Hambourg, est passé aux aveux devant la police, a indiqué le père Dartmann dans un communiqué sans préciser la date de cette confession. Il a ajouté que cet homme avait déjà été renvoyé, il y a plusieurs années, d'une association caritative pour délit sexuel.

Prescription

En décembre 2009 et janvier 2010, cinq autres victimes, tous des hommes désormais de plus de 40 ans, s'étaient manifestées après une rencontre avec des camarades de la même promotion. Les sept victimes ont fait chacune état d'un seul cas d'abus sexuel. Mais le père suppose que de nombreux autres élèves ont subi le même sort. Selon la presse, près de 30 cas d'abus sexuels contre des adolescents ont déjà été signalés aux autorités à Berlin, Hambourg, et St. Blasien, dans le sud du pays. La plupart des cas tomberait toutefois sous le coup de la prescription.

Ces affaires interviennent après plusieurs scandales impliquant des prêtres de l'Eglise catholique dans des affaires d'abus sexuels. En Irlande, quatre évêques ont récemment démissionné à la suite d'un rapport accusant l'Eglise d'avoir couvert les agissements de prêtres pédophiles dans la région de Dublin. Les évêques irlandais sont convoqués par le pape Benoît XVI les 15 et 16 février pour discuter de la situation dans leur pays.

http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/02/03/pedophile-jesuites-allemagne.html

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Belgique

Le prêtre touchait les enfants sous la douche

Le tribunal correctionnel de Courtrai a condamné mardi un prêtre de 52 ans de la paroisse Sint-Laurentius à Wielsbeke à une peine de six mois de prison avec sursis pour avoir commis des attouchements sur deux jeunes.
 
Les faits se sont produits lors d'un camp de jeunesse, alors qu'il était encore prêtre, aumônier du mouvement de jeunesse Chiro et accompagnateur des 13 Plus à Bavikhove, à proximité de Harelbeke.
 
Entre 2002 et 2005, le prêtre s'est livré à des attouchements pendant que les jeunes prenaient leur douche. Le procès s'est déroulé à huis clos. Le juge a interdit au prêtre l'accompagnement d'enfants. (belga/cb)

09/02/10 14h17

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La Réunion

 

Le père Jacky Hoarau suspecté de pédophilie

Après l’affaire du Père Tual accusé d’actes de pédophile, une nouvelle enquête éclabousse l’Eglise catholique. Depuis hier, le curé de Sainte Marie Jacky Hoarau est en garde à vue suite à la plainte des parents d’un adolescent de 15 ans qui l’accuse d’agressions sexuelles et de viol.

 
Un jeune adolescent de quinze ans a déposé plainte avec ses parents à la fin du mois de décembre 2009 auprès de la brigade de Sainte Marie en accusant le curé Jacky Hoarau d’avoir commis des agressions sexuelles et un viol.
 
Les faits reprochés auraient été répétés selon le jeune garçon. Les agressions sexuelles auraient été commises sur plusieurs mois, tout au long de sa quatorzième année.
 
Hier matin, le curé de Sainte Marie Jacky Hoarau était convoqué à la brigade de gendarmerie où il a été placé en garde à vue.
 
A peine deux mois après l’affaire du Père Tual - suspecté d’actes de pédophile et placé en détention provisoire - , cette enquête portant sur des agressions sexuelles et un viol surprend les paroissiens de Sainte Marie qui estimaient le curé Hoarau.
 
Le curé Jacky Hoarau est actuellement entendu par les forces de l’ordre, il est toujours en garde à vue.
 
A 14h20, ce curé âgé de 51 ans a été conduit sous escorte au Palais de justice de Champs Fleuri à Saint Denis. Entouré par les gendarmes, le visage caché, il s’est immédiatement dirigé à l’intérieur du tribunal où il sera entendu cet après midi par le Procureur de la République, le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention.
 
 
 
 

Affaire du père Hoarau : L'évêché manifeste son "soutien et ses prières"


Cet après-midi, l'évêché a tenu à s'exprimer sur l'affaire du père Jacky Hoarau, en garde à vue pour agressions sexuelles et viol sur mineur depuis hier. Le père Lilian Payet a pris la parole, en l'absence de monseigneur Gilbert Aubry. En fin d'après-midi, Jacky Hoarau a finalement été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.

 

Hier mardi, le père Jacky Hoarau a été placé en garde à vue par la gendarmerie, accusé par un adolescent de 15 ans d'agressions sexuelles et de viol (lire ici). "Nous avons eu connaissance par la famille de faits répréhensibles concernent le père Jacky Hoarau, curé de Sainte-Marie", a commencé le père Lilian Payet. Il s'adressait à la presse au nom de l'évêché, accompagné de l'autre vicaire général, le père Daniel Gavard.

Ils expliquaient avoir signalé les faits au Procureur de la République, et "tenu l'évêque informé". En attendant les résultats de l'enquête en cours, ils ont déclaré faire "confiance à la justice pour qu'elle fasse toute la vérité".

Peu de temps après l'affaire du père Tual, voilà encore un coup dur pour l'évêché. Le père Gavard et le père Payet ont d'ailleurs précisé qu'ils manifestaient leur "soutien et prière à toutes les personnes concernées par cette affaire", en ces heures où "l'Eglise catholique de la Réunion est secouée par cette nouvelle épreuve".

Enfin, ils ont terminé par répéter leur "confiance aux 125 prêtres qui sont au service de l'Eglise", et ont remercié ceux qui leur "apportent leur soutien dans la prière".
 

15:08 Écrit par J.D. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |