16/12/2009

Procès pénal du prêtre 04/2001 à 02/2004

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© La Meuse 13.02.2003

    

 

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 © La Meuse 15.01.2004

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 © L'avenir du Luxembourg 15.01.2004

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 © La Meuse 12.02.2004

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 © L'avenir du Luxembourg 13.02.2004

Prêtre inquiété de pédophilie

(05/12/2006)

Le prêtre, acquitté au pénal grâce à la prescription, doit répondre de ses actes de viol au civil

ARLON Un prêtre accusé de viol et d'attentat à la pudeur sur un enfant de choeur, avait été acquitté en 2004 par le tribunal correctionnel d'Arlon.

L'homme d'Eglise avait reconnu les préventions. Mais un arrêt de la Cour de cassation intervenu pendant les débats à Arlon avait dit les faits prescrits. Deux ans plus tard, l'abbé, qui avait promis de réparer ses actes au civil, n'a toujours pas réagi. Il est cité ce jeudi devant le tribunal civil d'Arlon par la partie civile défendue par Me Chomé. Près de vingt ans après les premiers faits, le prêtre qui officie toujours en province de Luxembourg, doit répondre une nouvelle fois de ses actes et permettre peut-être à la victime de tourner la page.

"Les faits se sont déroulés entre 1987 et 1991 alors que j'étais enfant de choeur à Aubange. J'étais alors âgé de 14 ans lorsque tout a commencé , explique Joël Devillet, la victime. J'ai ensuite passé trois années au séminaire à Namur. Là, je me suis immédiatement confié lors d'une première confession. L'évêché m'a promis une aide psychologique et une brillante carrière au sein de l'évêché contre mon silence. J'attends toujours mais je n'espère plus rien."

Le prêtre est aujourd'hui éducateur pour... des ados !

Dégoûté par ces méthodes, Joël Devillet a quitté la province de Luxembourg et la vie religieuse pour devenir aide soignant.

Le prêtre quant à lui n'a pas été sanctionné." Le jour où j'ai déposé ma première plainte, l'abbé a obtenu son C4 de l'évêché , précise Joël Devillet. Cela signifie qu'il n'est plus rémunéré par l'Eglise. Mais il occupe toujours le presbytère. Il dit toujours la messe et est engagé et rémunéré par la Région wallonne en qualité d'éducateur dans un centre qui s'occupe de jeunes adultes en difficulté."

Par le biais de ce procès civil, la victime espère trouver les réponses à ses questions et empêcher que ce genre de fait ne recommence.

"Si un seul enfant a pu être sauvé de ses griffes grâce à mes plaintes, alors j'ai atteint mon but" , conclut la victime.

 



L.B.

© La Dernière Heure 2006

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/161611/pre...

 

Le prêtre est poursuivi au civil                                   Date: 24/01/2007

Acquitté par prescription pour des attouchements, le curé comparaît au pénal 20 ans après les faits

ARLON En 2004, le tribunal correctionnel prononce la prescription des faits. Des attentats à la pudeur commis dans le Luxembourg, entre 1987 et 1991 par un prêtre sur Joël Devillet. Le prêtre avait reconnu les attouchements sur l'enfant de choeur alors âgé de 14 ans. Hier, l'affaire est revenue devant le tribunal pour l'aspect civil. L'essentiel des débats s'est joué sur la prescription. Chaque partie y allant de son interprétation de la loi. Quant aux faits, Me Bastyns, conseil de Joël Devillet, reste sur une mauvaise impression. "Celle que du côté du prêtre, il n'y a aucune remise en question. Car il se demande toujours ce qu'il a fait. Il dit que mon client insistait pour venir chez lui et se mettre sur ses genoux. Il reconnaît les viols mais seulement lorsque mon client est majeur."

Du côté de la défense, on estime que Joël Devillet n'a jamais été contraint dans les actes commis. "Quand le prêtre a été muté dans le Namurois en 1991, les parties ont continué à se voir au séminaire où est entrée la partie civile. L'Évêché a ensuite envoyé l'abbé dans les Ardennes où il n'est plus responsable de paroisse. Il s'occupe d'hommes adultes en difficultés" plaide Me Dedobeller.

Pour la défense, la plainte est une réaction contre l'Évêché. "M. Devillet a été renvoyé du séminaire car il a poursuivi ses relations avec mon client avec échange de correspondance jusqu'en 2000. Dans les lettres, il demande à revoir mon client. Puis M. Devillet a entretenu des relations avec un autre séminariste. Si vous estimez l'action fondée, nous offrons 5.000 euros." La partie civile réclame au prêtre 40.000 € provisionnels. Jugement le 13 mars.

L. B.

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=677971

 

 

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