16/12/2009

Procès civil contre Mgr léonard


.../...Pourtant, actuellement, en Belgique, c’est l’évêque de Namur, Monseigneur Léonard, qui est accusé d’avoir fait preuve de passivité à l’égard du prêtre Hubermont accusé d’abus sur un enfant de choeur. Récidiviste, il a fallu attendre 2009 pour que le prêtre incriminé soit définitivement écarté du milieu ecclésiastique. L’affaire fait grand bruit en Belgique actuellement. .../... 

ttp://www.web-libre.org/breves/Pretres-pedophiles,4191.html

 

 
Mgr Léonard accusé de non-assistance à un jeune séminariste     23.01.09 - 10:55

Monseigneur Léonard, l'évêque de Namur, a-t-il négligé de venir en aide à un jeune séminariste victime d'abus sexuels? La victime l'affirme et réclame réparation devant le tribunal civil de Namur.

Monseigneur Léonard est accusé d'avoir aggravé la situation subie par la victime des abus en ne lui reconnaissant pas un vrai statut de victime. Plus grave, l'évêque aurait même contrarié définitivement la vocation de Joël Devillet en le faisant exclure du séminaire sous un prétexte fallacieux, en l'occurrence, l'existence d'une idylle avec un autre élève.

Pour la victime, les autorités religieuses ont surtout cherché à étouffer le scandale en réglant le problème en interne.

L'abuseur qui a reconnu les faits dès 1991 ne sera jamais inquiété devant la justice pénale pour cause de prescription. Ecarté à l'époque de ses fonctions à la tête de la paroisse de Flawinne, le curé ne respectera pas les conditions qui lui ont été imposées, ce qui lui vaudra d'être finalement déchargé de toute mission pour l'église.

Aujourd'hui, une procédure au civil est toujours en cours contre l'ex-curé, à Arlon, où il réside. Celle qui s'ouvre à Namur n'est dirigée que contre le patron du diocèse. Pour la défense de l'évêque, Me Malherbe a déjà indiqué que pour lui l'action à Namur doit être mise en veilleuse en attendant le jugement d'Arlon. Le tribunal se prononcera le 19 février.

(M.S. avec Patrick Michalle) http://www.rtbf.be/info/regions/namur/msgr-leonard-accuse-de-non-assistance-a-un-jeune-seminariste-73813

 

Mgr Léonard accusé de passivité à l’égard d’un prêtre pédophile

n.c.

Jeudi 22 janvier 2009

NAMUR 22/01 (BELGA) = Me Pierre Chomé, conseil de Joël Devillet, abusé par un prêtre alors qu’il était enfant de choeur, a accusé Mgr Léonard, évêque de Namur, et son évêché d’avoir fait preuve de passivité à l’égard de la situation de son client et de l’attitude du père Hubermont.L’affaire était plaidée, jeudi, devant le tribunal civil de Namur. Me Chomé a également précisé que, malgré l’intervention du tribunal ecclésiastique, qui a officiellement reconnu les abus sexuels, l’auteur des faits a récidivé et il a fallu attendre 2009 pour que ce dernier soit définitivement écarté du milieu ecclésiastique.

http://archives.lesoir.be/mgr-leonard-accuse-de-passivite-a-l%26%238217-egard_t-20090122-00L9WJ.html?queryand=devillet&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2009&endMonth=06&endDay=26&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=3&all=47&nav=1

  

Monseigneur Léonard accusé de passivité à l'égard d'un prêtre pédophile

(22/01/2009) 

Abusé par un prêtre alors qu'il était enfant de choeur, Joël Devillet reproche à Monseigneur Léonard sa passivité

NAMUR Me Pierre Chomé, conseil de Joël Devillet, abusé par un prêtre alors qu'il était enfant de choeur, a accusé Mgr Léonard, évêque de Namur, et son évêché d'avoir fait preuve de passivité à l'égard de la situation de son client et de l'attitude du père Hubermont. L'a&ffaire était plaidée, jeudi, devant le tribunal civil de Namur.

Me Chomé a également précisé que, malgré l'intervention du tribunal ecclésiastique, qui a officiellement reconnu les abus sexuels, l'auteur des faits a récidivé et il a fallu attendre 2009 pour que ce dernier soit définitivement écarté du milieu ecclésiastique.

L'avocat a aussi souligné que, lorsque son client a dénoncé les faits auprès des autorités de l'Eglise, la peur du scandale a amené celles-ci à lui demandé de ne pas s'adresser aux autorités judiciaires. Selon lui, son éviction du séminaire, en 1997, sous prétexte qu'il entretenait une relation avec un autre séminariste, n'est rien d'autre qu'une forme de représailles.

Aujourd'hui, la victime demande réparation de son préjudice qu'elle estime financièrement à 5.000 euros. Pour la partie adverse, Me Malherbe a souligné que l'abbé Hubermont a été interpellé par l'évêque et relevé de sa paroisse. Il s'est également engagé à poursuivre une thérapie et à ne plus se trouver en présence d'enfants sans adultes. Cependant, il n'a pas respecté ses engagements et, le 5 mars 2001, l'évêque a pris une mesure en mettant un terme à la carrière canonique de l'intéressé.

Cette décision a eu des conséquences dont la perte de tout traitement dès le mois d'avril suivant. Pour l'avocat, le comportement de l'évêque vis-à-vis de l'abbé Hubermont n'a donc pas été si passif que ce que la victime affirme.

Me Malherbe a aussi précisé qu'après 1991, alors que Joël Devillet était majeur, ce dernier a continué à se rendre chez l'abbé Hubermont afin d'entretenir des relations sexuelles avec lui. Or, aux yeux de la loi, ces relations n'étaient désormais plus prohibées. Quant à son éviction de la victime du séminaire, elle est justifiée, selon l'avocat, par le fait que M. Devillet ne présentait pas les garanties d'équilibre nécessaires pour accéder à la prêtrise.
Pour Me Malherbe, il n'y a pas de préjudice.        © La Dernière Heure 2009

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/243854/mgr-leonard-accuse-de-passivite-a-l-egard-d-un-pretre-pedophile.html

 

 
 

NAMUR TRIBUNAL CIVIL    

Un évêque trop passif?

Il a été victime d'un prêtre. Devant le tribunal civil de Namur, il demande des comptes à l'évêque qu'il juge trop passif.

Albert JALLET

«On vient devant le tribunal civil pour demander réparation. Parce qu'il y a une attitude de passivité et des promesses non tenues de la part de l'évêque namurois André Mutien Léonard qui ont débouché, entre autres, sur un projet de vie avortée.» Me Pierre Chomé est le conseil de Joël Devillet. Joël Devillet a été enfant de choeur dans une paroisse dans le sud du Luxembourg. Entre 14 et 18 ans, il a été victime d'attouchements et d'abus sexuel de la part du prêtre. Des faits qui ont été reconnus par le curé.

Des faits pour lesquels la prescription est tombée au niveau pénal parce que dénoncés tardivement. Des faits pour lesquels la victime a entamé une procédure au niveau civil devant le tribunal d'Arlon et ce, à l'encontre du prêtre en question. Une procédure toujours en cours en attente du rapport de l'expert psychiatre.

Hier, cette même victime se retrouvait devant le tribunal civil namurois mais, cette fois, avec l'évêque de Namur en ligne de mire.

De réelles sanctions?

Les faits remontent à 1989, la victime avait 14 ans, et ont duré plusieurs années, jusqu'à la majorité de Joël Devillet. « Mon client n'a pas osé s'en ouvrir à cette époque. Il se sentait coupable, il avait peur de ne pas être cru.»

Le silence a finalement été rompu quand Joël Devillet est entré au séminaire, à Namur. Il s'est confié à son directeur de conscience. À ce moment, la procédure judiciaire ecclésiastique se mettait en branle. On est en 1996. «Une confrontation a été organisée dans ce cadre et le prêtre a reconnu les accusations», explique Me Chomé. Les sanctions de la part de l'évêché sont tombées en 1998 puis en 2001, date à laquelle, on met fin à toute sa mission canonique. À cette date, il n'est plus curé et ne touche plus son traitement.

Promesses non tenues

Mais entre 1996 et 2001, Joël Devillet voit le temps passer et rien ne se passe. Même déplacé, le prêtre est toujours en fonction tandis que la promesse d'aide pour un suivi thérapeutique demeure sans suite. La coupe déborde quand, en 1997, la victime est exclue du séminaire. Me Chomé : «Pourquoi? Parce que mon client a entretenu une relation sentimentale avec un autre séminariste du diocèse de Liège qui, lui, a pu continuer et devenir prêtre.»

Joël Devillet est devenu aide-soignant. Pendant une dizaine d'années. Il a perdu son emploi et est au chômage depuis deux ans. S'il a entamé cette procédure devant le tribunal civil de Namur contre l'évêque, c'est parce pour lui, Mgr Léonard a été trop passif, qu'il n'a pas tenu ses promesses et l'a éjecté du séminaire.

Me Chomé : «Si on demande des dommages, c'est pour une réparation physico-morale et pour les années perdues. Cela est différent de ce qui est débattu devant le tribunal civil d'Arlon contre le prêtre en question.» Ce qui ne convainc pas l'avocat de l'évêque, Me Malherbe (lire ci-contre).

Jugement le 19 février.


 
 

L'ex-enfant de chœur accuse

(23/01/2009)

Il demande réparation devant le tribunal civil et s'en prend à Mgr Léonard

NAMUR Avoir été exclu du séminaire et ne pas avoir puni de manière plus énergique l'abbé Hubermont. Telles sont les deux choses reprochées à Mgr Léonard, évêque de Namur, par Joël Devillet, un trentenaire abusé par l'abbé entre 1987 et 1991 alors qu'il était enfant de chœur.

Joël Devillet reproche à l'évêque namurois de ne pas avoir fait preuve de plus de sévérité à l'égard de son agresseur. Mais il lui reproche également son éviction du séminaire, sous prétexte qu'il entretenait une relation avec un autre séminariste. Or, selon lui, il s'agit seulement de représailles de la part de l'Église.

À titre de dommage , il a réclamé, hier, devant le tribunal civil de Namur, et par l'intermédiaire de son conseil, Me Chomé, une somme de 5.000 euros. Me Malherbe, représentant de l'évêché, de rétorquer que Joël Devillet a été renvoyé du séminaire parce qu'il ne présentait pas les qualités requises pour devenir prêtre ni les garanties d'équilibre nécessaires à cette fonction.

L'avocat a souligné que, lorsque les faits ont été portés à la connaissance des autorités ecclésiastiques, Mgr Léonard a immédiatement mis un terme à la carrière de l'abbé : "Cette décision a eu des conséquences, en l'occurrence une cessation de traitement dès avril 2001. Le comportement de Mgr Léonard vis-à-vis de l'abbé Hubermont n'as dès lors pas été fautif ni passif." Le jugement interviendra le 19 février prochain.

M. Lc. © La Dernière Heure 2009

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/243900/l-ex-enfant-de-chur-accuse.html 

 

Violé par un prêtre

(03/03/2009)

Témoignage accablant d'une victime à 19 h 45, dans Indices sur RTL-TVi

BRUXELLES "Si on a choisi de consacrer un sujet à Joël Devillet, c'est parce qu'il s'agit d'une histoire d'aujourd'hui, mais qui paraît sortie d'un autre temps. " Georges Huercano ne mâche pas ses mots lorsqu'il évoque le reportage qu'il a réalisé pour le magazine Indices de ce soir.

Joël Devillet a été abusé, alors qu'il n'avait que 14 ans, par le vicaire d'Aubange, Gilbert Hubermont. À l'époque, l'Église avait tout fait pour étouffer l'affaire. Aujourd'hui, âgé de 35 ans, Joël a décidé de témoigner, sur antenne et dans un livre au titre explicite : Violé par un prêtre.

"Avec cette histoire, on comprend comment l'Église et l'évêché de Namur ont voulu faire taire Joël et ont tout essayé pour que l'affaire n'aille pas en justice. Mgr Léonard a laissé les choses aller. C'est de la non-assistance à personne en danger ! La question est de savoir pourquoi on n'a pas dénoncé les faits et pourquoi on n'a pas protégé les autres enfants."

Le cas de Joël remonte au milieu des années 80. Il était un adolescent en manque affectif, qui se réfugiait dans sa foi pour Dieu. Arrive un nouveau vicaire, Gilbert Hubermont.

"Il avait l'habitude de prendre les enfants sur ses genoux pour regarder la TV", explique Joël. "Il a commencé par me caresser le visage . Il me disait de me laisser faire. Puis, il a mis sa main au niveau de mon sexe et il voulait que je fasse de même avec le sien."

Les abus deviendront alors quotidiens. "J'étais devenu son objet sexuel." Joël avertira notamment Mgr Léonard. Gilbert Hubermont sera alors muté à Flawinne, où il continuera d'exercer. Joël, lui, entrera au séminaire. Finalement, une confrontation avec l'abbé Hubermont sera organisée et celui-ci craquera et avouera.

Mais l'Église demandera à Joël de ne pas ébruiter l'affaire, en échange de quoi on lui payerait ses frais de thérapie. Ce que l'évêché ne fera jamais. "J'ai ensuite été viré du séminaire et lorsque je me suis rendu compte que j'avais été mené en bateau, j'ai porté plainte."

Depuis 2001, Hubermont travaille dans un centre pour personnes handicapées de la Région wallonne. Ce qui révolte Joël, qui a perdu toute foi en Dieu. "Dans son nouveau poste, il est une fois de plus en contact avec des personnes fragiles."

En savoir plus

Violé par un prêtre Un livre de Joël Devillet aux éditions de l'Arbre.

Frédéric Seront    © La Dernière Heure 2009

http://www.dhnet.be/cine-tele/television/article/250349/viole-par-un-pretre.html

 

Un jeune garçon abusé par un abbé, ce mercredi à 19h45 dans Indices !  

Ce mercredi, Georges Huercano et Dominique Demoulin reviendront sur deux affaires. La première est celle de Kim De Gelder, jeune homme de 20 ans auteur d’un terrible massacre à la crèche de Termonde, et la deuxième est celle de Joël Devillet, jeune homme de 14 ans abusé par un abbé.

Georges Huercano, qui s’intéressera à Joël Devillet, victime d'abus sexuels de la part d'un prêtre il y a près de 20 ans à Aubange. Aujourd’hui, le jeune homme se bat pour que justice lui soit rendue. « Il nous est apparu que cette histoire qui nous semble sortie d’un autre temps est une histoire d’aujourd’hui, annonce Georges Huercano. L’Eglise a essayé de faire taire Joël. Ce jeune garçon de 14 ans était une proie facile pour un pédophile. Joël a été manipulé ! Monseigneur Léonard a laissé aller les choses alors qu’il aurait pu les arrêter », insiste Georges Huercano. Comment tout cela a-t-il commencé ? « Ca n’allait pas très bien à la maison, commence Joël Devillet. Je me suis donc, dès mon plus jeune âge, tourné vers l’Eglise, que je considérais comme mon refuge. Je me sentais très proche des vieux curés qui s’occupaient de la paroisse. En 1987, un nouveau vicaire arrive. Il attire les jeunes du village avec des consoles Nintendo et des baby-foot chez lui », explique Joël Devillet. Pendant de longues années, Joël ne dira rien à personne. Il a pourtant été abusé par ce jeune abbé qui a profité de la fragilité du jeune qu’était Joël à 14 ans. « Chez lui, il n’y avait qu’un seul fauteuil, précise Joël. Alors, pour jouer à la console, il fallait soit s’asseoir par terre soit sur ses genoux. Il me caressait et je retirais sa main, et, à chaque fois, il recommençait. J'ai porté plainte contre l'évêque en 2006, pas pour non assistance en danger mais pour le fait de n'avoir jamais aidé la victime et toujours protégé le prêtre. En 1996 j'ai porté plainte contre le prêtre abuseur devant le tribunal de l'Eglise de Namur. » Aujourd’hui, Joël se sent en partie soulagé de pouvoir partager son témoignage à travers ce livre. « Si ce livre peut aider d’autres personnes abusées à en parler, mon but serait atteint ! Aujourd’hui, je suis au chômage depuis deux ans. Je ne crois plus en Dieu. » Ce qui a aidé Joël à tenir bon pendant toutes ces longues années, c’est l’amour qu’il porte aux animaux ! « Plusieurs fois, j’ai voulu me suicider. Je dormais dans le clocher de l’église et j’espérais qu’une cloche me happe et m’emporte. La présence des animaux m’aide à tenir puisque je ne crois plus en Dieu », insiste Joël, qui espère un jour pouvoir ouvrir un cimetière pour animaux à Aubange d’où il est originaire.

« Violé par un prêtre » de Joël Devillet, qui sera en dédicace le dimanche 8 mars de 12h00 à 14h00 à La Foire du Livre de Bruxelles, sort ce mercredi 4 mars aux éditions de l’Arbre.

« Indices », mercredi 4 mars à 19h45 sur RTL-TVI.

Nicolas Dewaelheyns   
http://www.tuner.be/actu.asp?id=142069&content=home

 

02:45 Écrit par J.D. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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